La collecte des DEEE ou le début du bon sens.

    La collecte des DEEE ou le début du bon sens.Un Guide vient fort opportunément nous rappeler que la collecte et le recyclage des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) doit constituer une préoccupation indispensable au sens fort. En même temps qu’un enjeu économique majeur. Il s’agit du « Guide pour un système d’information éco-responsable, de Françoise Berthoud, Frédéric Bordage, et Jérôme Dupuis, paru aux éditions WWF, 2011″

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    Qui se serait douté que les décharges contiennent 1/3 des réserves mondiales de ces matériaux rares et précieux qu’on trouve dans les DEEE ? C’est pourtant le cas et des scientifiques japonais ont établi la chose de manière certaine.

    Il nous faut prendre conscience que les ressources non renouvelables entraînent, par définition même, non pas le risque mais la certitude de pénurie si nous ne cessons pas non seulement de les gaspiller aveuglément, mais simplement de les utiliser.

    C’est ce dont viennent de prendre conscience les pays développés, d’après ce Guide ! Il était temps….

    On apprend ainsi que la Chine, « après avoir restreint ses exportations de terres rares en 2010 pour alimenter son marché intérieur, vient à nouveau de baisser de 35% ses quotas à l’export et annonce un possible arrêt de l’exportation de certaines d’entre elles à l’horizon 2014-2015« .

    Situation critique pour l’industrie informatique où « la fabrication d’un ordinateur nécessite en effet d’importantes quantités de métaux précieux, terres rares, et minerais comme le terbium, l’hafnium, l’argent, l’or, le zinc, le coltan, etc., dont les gisements connus seront épuisés d’ici 2 à 30 ans« . Charmante perspective.²

    Dans le même temps on constate l’absurdité suivante : le volume de DEEE progresse entre 2 et 3 % chaque année en France (source ADEME), alors que seulement 14% des DEEE professionnels de catégorie 3 (matériel informatique) ont été collectés par rapport aux équipements mis sur le marché entre 2006 et 2009 (source GreenIT.fr). Soient 86% de pertes inutiles.

    Conséquence : disparition sans retour d’importantes quantités de cuivre, d’or, d’argent, de palladium, d’indium et d’autres ressources rares dont la récupération « limiterait pourtant les pressions sur les écosystèmes« .

     

    On apprend ainsi dans cet ouvrage qu’en France,  » plus de 7 ordinateurs sur 10 finissent encore dans une décharge [alors que] les TIC concentrent de nombreuses substances nocives pour l’environnement et la santé des êtres humains : mercure, plomb, cadmium, chrome hexavalent, polybromobiphényles (PBB), polybromodiphényléthers (PBDE), PVC, phtalates, bisphénol A, arsenic etc.

    Nous avons, ici à Primum-Non-Nocere, assez tiré la sonnette d’alarme sur les dangers représentés par ces substances toxiques s’infiltrant dans le sol de nos décharges, et, via nos nappes phréatiques, dans nos chaines alimentaires pour ne pas dénoncer vigoureusement une telle carence dans la récupération de ces DEEE qui ne constituent pas seulement un geste de bon sens, mais un geste de salubrité publique.

    La lecture de ce Guide s’impose donc à tout responsable conséquent.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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