La croissance démographique et son impact ?

    croissance démographique et RSE

    Déjà 8 milliards d’habitants sur terre le 15 du mois prochain !

     

    Si vous vous sentez un peu seul, sachez que nous en atteindrons 10,4 mds dans les années 2080.

    Du moins d’après « les experts » de l’ONU… En attendant nous aurons bientôt plus d’Indiens que de Chinois (ou que tout autre nationalité) les mesures gouvernementales prises par les autorités chinoises freinant leurs ardeurs procréatrices.

    De toutes façons, si la population mondiale est en augmentation permanente en chiffres absolus, le taux de cette augmentation est, lui, en baisse tout aussi permanente. En d’autres termes si nous courrons à la sursaturation, nous y courons de moins en moins vite.

    Et le secrétaire général de l’ONU de se réjouir en ces termes :

    Nous attendons la naissance du huit milliardième habitant de la planète Terre. C’est l’occasion de célébrer notre diversité, de reconnaître notre humanité commune et de nous émerveiller des progrès en matière de santé qui ont permis d’allonger la durée de vie et de réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infantile […] Dans le même temps, c’est un rappel de notre responsabilité partagée de prendre soin de notre planète, et un moment pour réfléchir aux domaines dans lesquels nous ne respectons pas encore nos engagements les uns envers les autres.

    Qui lui donnera tort ? Pas nous.

     

    Quelques points de repère

     

    • Le rythme du taux de croissance mondiale est le plus lent depuis 1950.
    • Il est passé au-dessous de la barre des 1% en 2020.
    • Nous devrions être 8,5 milliards de Terriens en 2030 et 9,7 milliards en 2050.
    • Nous pourrions pousser jusqu’à 10,4 milliards vers 2080 et le rester jusqu’en 2100. Quand j’écris « nous » il faut lire « ils » bien sûr, car vous qui nous lisez et moi ne serons plus là pour admirer ce prodige. Nos petits-enfants peut-être.
    • Le taux de fécondité a diminué au cours des dernières décennies en de nombreux pays.
    • Deux tiers de la population mondiale vivent dans un pays ou zone où la fécondité au cours de la vie est inférieure à 2,1 naissances par femme. Autrement dit : croissance zéro à long terme … sauf catastrophes imprévisibles.
    • Une diminution de la population devrait intervenir dans 61 pays ou zones entre 2022 et 2050. La cause : faibles taux de fécondité et taux d’émigration élevés dans certains cas.
    • 50% de l’augmentation de la population d’ici à 2050 proviendra d’Afrique subsaharienne
    • Elle proviendra essentiellement d’Égypte, d’Éthiopie, d’Inde, du Nigéria, du Pakistan, des Philippines, du Congo Kinshasa et de Tanzanie.
    • A noter que, hormis, la Tanzanie où les Chrétiens représentent 45% de la population et les animistes 20%, ainsi que les Philippines à très forte majorité chrétienne, tous les autres pays cités sont officiellement et légalement musulmans.

     

    Quelques opinions

     

    • Croissance démographique et Développement durable.

     

    Pour le secrétaire général adjoint des Nations Unies : La relation entre la croissance démographique et le développement durable est complexe et multidimensionnelle […] Une croissance démographique rapide rend plus difficile l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim et la malnutrition, et l’augmentation de la couverture des systèmes de santé et d’éducation. À l’inverse, la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), en particulier ceux qui concernent la santé, l’éducation et l’égalité des sexes, contribuera à réduire les niveaux de fécondité et à ralentir la croissance démographique mondiale.

    Bien vu, mais qu’est-ce qu’on fait ?

     

    • Modification de la pyramide des âges

     

    • La part de la population en âge de travailler – entre 25 et 64 ans – a augmenté dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, ainsi que dans certaines régions d’Asie et d’Amérique latine et des Caraïbes. Les raisons ? Les récentes réductions de la fécondité.

    Conclusion des responsables onusiens : cette modification de la pyramide des âges offre une opportunité, limitée dans le temps, d’accélérer la croissance économique par habitant, un effet connu sous le nom de « dividende démographique. Soit. Autrement dit : moins il y a de personnes pour se partager le gâteau de la croissance économique, plus le morceau de chacun sera gros. Inutile d’être expert à l’ONU pour arriver à cette conclusion.

     

    Autre chose : Pour maximiser les avantages potentiels d’une répartition par âge favorable, les pays doivent investir dans le développement de leur capital humain, en garantissant l’accès aux soins de santé et à une éducation de qualité à tout âge et en favorisant les possibilités d’emploi productif et de travail décent.

    Une conclusion nécessaire

    • Face à cette nouvelle génération de 8 milliards d’êtres humains, nous allons devoir nous concentrer sur la réduction des consommations de ressources naturelles, sur la préservation de nos éco-systèmes, sur la réduction de la déforestation importée, sur la réduction de l’usage unique sous toute ses formes  (même dans le secteur de la santé), sur la maitrise de nos énergies, sur l’autoconsommation énergétique, sur la nécessaire régénération des sols, sur la préservation des ressources en eau…Bref sur tout ce que la RSE  nous propose …N’attendons plus pour agir, le coût de la «  non action » sera plus élevé que le coût de l’action.

    Nos propositions d’écogestes à mettre en place.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

     

    LIENS :

    https://www.ladepeche.fr/2022/07/11/le-15-novembre-2022-nous-serons-8-milliards-dhumains-sur-la-terre-10428960.php

    Notre article écrit sur le même sujet… il y a dix ans :

    https://politiquedesante.fr/7-milliards/

    • Voir les commentaires

    Vous pourriez aimer aussi

    RSE et Performance Hôtelière

    RSE et Performance Hôtelière

    AccorHôtels fête les dix ans de son engagement dans la certification ISO 14001. Quoi de ...

    La plante « ostracisée » qui guérit le paludisme : l’ARTEMISIA

    La plante « ostracisée » qui guérit le paludisme : l’ARTEMISIA

    Certes elle est connue de l’industrie pharmaceutique. Mais au lieu de l’utiliser dans son ...