La destruction chimique des spermatozoïdes, où en est-on ?

    destruction chimique spermatozoides

    La destruction chimique des spermatozoïdes se poursuit inexorablement et finira par rendre l’homme européen stérile !

    La preuve en est administrée par une étude parue dans la revue scientifique « Environnement International ». Celle-ci a traqué le rôle de neuf substances polluantes – Bisphénol A, paracétamol, phtalates, etc. – contrôlées conjointement dans des échantillons d’urine de 98 jeunes hommes danois.  Et ses conclusions sont sans appel : les polluants chimiques présents dans des produits du quotidien altèrent la qualité du sperme. Notamment le cocktail de certaines d’entre eux.

    Sont particulièrement incriminés :

    • Les bisphénols (A, F, S) : équipements électroniques, emballages alimentaires, de peinture ou encore de vernis.
    • Les phtalates (DEHP, DnBP, BBzP, DiNP) : emballages de produits ménagers et alimentaires (entre autres),
    • Le butylparaben, conservateur utilisé dans certains cosmétiques, et
    • Le paracétamol, cet antalgique bien connu.

    Précisions.

    Les mélanges de ces composés chimiques, présents dans de nombreux produits de consommation courante sont apparus, chez certains sujets de l’étude, à un niveau moyen vingt fois supérieur au seuil critique. Voire cent fois supérieur au taux acceptable chez certains d’entre eux !

    L’étude a aussi mis en lumière l’action de dioxines polychlorées comme vecteur notable de risques. Et tous ces polluants présents dans les produits de notre quotidien, sont soupçonnés et même accusés de jouer un rôle central dans le déclin de la fertilité masculine, fléau de santé publique qui s’aggrave en continu depuis cinquante ans.

    A se demander s’il ne s’agit pas là d’une action concertée par ceux-là même qui inquiets de la surpopulation mondiale ne rêvent que pandémies et contrôle des naissances.

    Autant agir à la source et en douceur, non ?

    Remarquons que la toxicité de l’ensemble de ces substances dites reprotoxiques, à juste titre, est fort bien connue et documentée. Cette nouvelle étude apporte cependant une donnée nouvelle d’après d’éminents spécialistes : celle de la hiérarchisation des substances et le fait de savoir lesquelles ont la plus grande contribution à l’effet cocktail.

    Fort bien.

    Il n’empêche que malgré toutes ces études et mises en garde, nous assistons à un déclin significatif de la santé reproductive masculine, affirment ces spécialistes.

    Et de préciser : le bisphénol A apporte une très forte contribution au risque, mais son élimination de l’équation ne réduira pas les expositions combinées à des niveaux acceptables. Quant au paracétamol, [c’est] également un facteur de risque de mélange chez les sujets utilisant le médicament. En revanche l’étude a fait apparaître que les phtalates étaient des facteurs importants, mais [que] leur effet, ici, est plus faible.

    Sans oublier que ces expositions peuvent également avoir une incidence sur la fertilité future de l’enfant à naître.

    Confirmations

    Rappelons que ces constatations ne font que corroborer les résultats des travaux entrepris par le secteur de l’épidémiologie environnementale et de la santé publique de l’école de médecine Mount Sinai de New York en 2017.

    Travaux qui avaient conclu au déclin significatif de la santé reproductive masculine dans les pays occidentaux. Ces travaux avaient porté sur 42 935 hommes, originaires d’Australie, d’Europe et d’Amérique du Nord, sur une période allant de 1973 à 2011.

    En effet, il était apparu une baisse de 50% de concentration spermatique au cours des quatre décennies, passant de 99 millions de spermatozoïdes par millilitre, à 47 millions. Les chercheurs avaient associé de manière plausible – d’après les rédacteurscette chute considérable à de multiples influences environnementales, notamment les produits chimiques perturbateurs endocriniens. omniprésents dans les pays industrialisés.

    Les études sur le sujet se sont multipliées et il serait vain de vouloir les citer toutes car elles aboutissent toutes à la même conclusion, fort bien exprimée par le responsable du département de biologie de la reproduction du CHU de Montpellier : le rôle des produits reprotoxiques, tels que les métaux lourds, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, présents dans notre environnement quotidien, dans l’air, dans nos lieux de travail, notre alimentation, sans qu’aucun étiquetage n’affiche qu’ils sont reprotoxiques… Toutes ces choses vont altérer la qualité et la quantité du sperme de l’homme.

    Mais les reprotoxiques ne sont pas seuls en cause.

    Il existe un consensus unanime pour dénoncer les facteurs liés au mode de vie, tels que les troubles de l’alimentation, le stress et le tabagisme sur la détérioration de la santé reproductive masculine.

    Quoiqu’il en soit de facteurs encore à déterminer, les signataires de l’étude citée en référence   concluent : Notre évaluation des risques liés aux mélanges de substances chimiques qui affectent la santé reproductive masculine révèle des dépassements alarmants des expositions combinées acceptables. En raison du manque de données auquel nous avons dû faire face, cette évaluation doit être considérée comme une estimation minimale du risque.

    C’est clair et explicite.

    Conclusion.

    Le PNSE 4 définit comme priorité nationale, la réduction des risques liés aux produits du quotidien, il est donc urgent dès la mise en œuvre du nouveau gouvernement de décliner ce plan en PRSE, le plan régional pour pourvoir au plus près du terrain, informer la population, former les professionnels et sensibiliser les plus jeunes.

    C’est aussi le moment de les lancer dans la dynamique des « territoires à mission » : https://territoire-environnement-sante.fr/plate-forme-collaborative/partager-des-initiatives.

    Olivier Toma – Primum Non Nocere

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