La première banque de la transition énergétique sera anglaise.

    La première banque de la transition énergétique sera anglaise.Il s’agit de la Green Investment Bank, qui aura pour tâche de financer la transition énergétique. Initiative unique au monde d’après le gouvernement de Sa Majesté.

    Née d’une coalition libérale-conservatrice cette banque publique «doit apporter une contribution significative au développement d’une économie verte». Elle sera basée à Londres et à Edinburg et dotée de 3 milliards de livres de capital (3,7 milliards d’euros) conformément  aux décisions de Bruxelles.

    Contribueront à la constitution du capital, la GIB pour 8 M£ (10 M€) Kingspan Group (matériaux de construction) pour 5 M£ (6,1 M€) dans le but d’être aidé à améliorer (de 15%) l’efficacité énergétique de ses usines.

    Certains s’étonnent de la modicité des sommes annoncées car la loi sur le changement climatique impose au Royaume-Uni de baisser de 80% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. On voit l’effort à consentir quand on sait que pour maintenir le système énergétique en l’état, il faudra déjà investir plus de 200 Md£ (247 Md€). Quant au programme nucléaire d’EDF Energy il est évalué à plus de 16 Md£ (19,7 Md€). D’autant que le coût de cette transition est estimée entre 324 et 404 Md£ (400 et 500 Md€), sur 43 ans pour des bénéfices escomptés entre 457 et 1.020 Md£ (565 et 1.261 Md€).

    Mieux. La Chambre des communes interdit à la GIB d’emprunter sur les marchés avant… 2017. On sait que la nouvelle loi sur l’énergie autorise les producteurs d’électricité ou de gaz à tripler, d’ici 2020, le montant des factures de leurs clients pour financer la construction de centrales «bas carbone» (éolienne, photovoltaïque, nucléaire). Mais, les sommes escomptées – évaluées à 7,6 Md£ par an – 9,4 Md€ en 2020 – ne seront pas suffisantes pour atteindre les objectifs fixés  à 30% d’électricité d’origine renouvelable en 2020.  En admettant que les consommateurs acceptent cette augmentation.

    Et la  France ?  On estime que la contribution au service public de l’électricité, dont les trois quarts des charges sont consacrées aux énergies «bas carbone», va quintupler entre 2003 et 2013. Et pourtant non seulement l’objectif «renouvelable» européen ne sera pas atteint mais la hausse de cette taxe contribuera à développer la précarité énergétique.

    Ne cédons pas au pessimisme et espérons que la future BPI impulse une politique résolument tournée vers le financement  d’innovations favorisant cette transition énergétique à la Française…

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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