Le BPA et le parabène récidivent : ce sont les tueurs du Tamoxifène.

    Le BPA et le parabène récidivent : ce sont les tueurs du Tamoxifène.Le bisphénol A (BPA) et le méthyl parabène, deux perturbateurs endocriniens multi-récidivistes et fort utilisés dans les produits courants, pourraient interférer avec le traitement du cancer du sein.

    C’est ce que révèle le San Francisco Chronicle du 13 septembre suite aux travaux de chercheurs californiens qui ont mis en évidence ces nouvelles « propriétés » des deux comparses chimiques. Travaux publiés dans la revue médicale Carcinogenesis.

    Comment ont-ils procédé ? En prélevant d’abord des cellules saines du sein de patientes à risque de cancer du seins très élevé. Ces cellules ont été ensuite multipliées en laboratoire puis exposées au BPA et au méthyl parabène. Vous savez quoi ? ces cellules ont commencé à se comporter comme des cellules cancéreuses….

    Et non seulement cela : elles ont rendu inefficace l’utilisation du Tamoxifène,  traitement du cancer du sein (hormonodépendant) dont l’action consiste à ralentir, voire à détruire la croissance des cellules à la fois cancéreuses et non cancéreuses. C’est ainsi que les cellules «contaminées» par BPA et parabène et soumises au traitement, n’en ont pas été affectées.  L’explication proposée par les chercheurs  est que BPA et méthyl parabène sons susceptibles de déclencher la maladie puisque ces deux substances interfèrent directement avec le système hormonal ou endocrinien.

    Comment cela ? La plupart des cancers du sein sont hormono-sensibles,  notamment aux œstrogènes. C’est pourquoi les traitements utilisés s’attaquent directement à ces hormones. Or il est apparu que non seulement « le BPA et le méthyl parabène imitent les capacités des hormones à agir sur le cancer, mais [que] ces deux produits chimiques semblent être encore plus efficaces que les hormones naturelles dans leur capacité à court-circuiter les médicaments pour traiter le cancer« 

    «Peut-être existe-t-il d’autres mécanismes d’action en matière de toxicité que nous commençons tout juste à envisager», s’interroge l’un des auteurs de l’étude.

    Le nombre de cas de cancers du sein n’a cessé et ne cesse d’augmenter depuis trente ans. Les chercheurs soupçonnent de plus en plus les causes liées à l’environnement, car,  le nombre de ces cancers a tout autant augmenté chez les hommes que chez les femmes.  Ainsi, même si elle continue à toucher principalement les femmes, cette grave maladie pourrait fort bien être liée à un facteur qui touche aussi bien les hommes que les femmes. D’où l’hypothèse émise par les chercheurs : l’action du BPA et du méthyl parabène, partout présents dans notre environnement, impossibles à éviter (par exemple dans les poussières domestiques) à tel point qu’on peut affirmer que « nous nageons dedans » accuse William Goodson, le chercheur évoqué plus haut.

    Plus que jamais, un « indice de substitution » nous apparaît indispensable  pour que nos concitoyens puissent « acheter responsable« .et surtout « inoffensif » car supprimer ces substances, sans plancher sur la toxicité de celles qui sont censées nous en protéger ne servirait à rien

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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