Le gouvernement met en place un plan d’action concernant la QAI.

    QAIEn appui de ce plan, Il a donc élaboré une belle étiquette (ci-contre) qui doit être apposée sur l’emballage des produits et qui pourra se présenter en couleur, en  nuances de gris, ou en noir et blanc. Elle devra mesurer 15 x 30 cms minimum. Cette mesure est l’une de celles qui ont été intégrées au Troisième Plan National Santé-Environnement et qui se déclinent ainsi :

    • Audit gratuit dans les immeubles avec pressing Il pourra être déclenché à la demande des personnes vivant au dessus d’un pressing.
    • Extension de l’étiquette « émission dans l’air intérieur » A noter que les industriels ne sont pas contraints de réaliser des mesures en laboratoire pour exhiber l’étiquette, pourtant obligatoire pour tous les produits de construction en contact avec l’environnement intérieur des pièces, la « répression des fraudes » et la demande des distributeurs auprès des fabricants, devant suffire, d’après la représentantes du ministère de l’écologie !
    • Pas d’exigence concernant les filtres de ventilations Parce que, nous dit-on, les filtres s’encrassent et, s’ils ne sont pas entretenus, la mesure pourrait se révéler contre-productive. D’autant que responsabilités et contrôles sont difficiles à établir du fait de la multiplicité des intervenants en matière de mise en place d’une ventilation. Donc : pas de mise en place systématique de filtres dans les systèmes de ventilation.
    • Mesure de la QAI dans les bâtiments énergétiquement performants. Le problème ici, est celui de la moisissure qui a tendance à proliférer dans les bâtiments étanches. Le gouvernement prévoit donc une campagne de mesures dans les bâtiments à haute performance énergétique. Sans nous indiquer lesquelles.
    • Et l’obligation de mesure du radon dans les habitations ? Aucune indication sur la publication des décrets concernant « l’audit radon » dans le plan d’action sur la QAI dans les logements. Alors qu’il est obligatoire dans les établissements recevant du public et dans les régions à risque !
    • Trophée Bâtiment et Santé » Ces trophées récompensent « la place de l’humain dans l’environnement bâti« .

    On peut participer au second Trophée Bâtiment Santé en téléchargeant et en complétant un PDF  sur internet. Les trophées seront remis par l’ADEME en mai prochain à la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette à Paris. On espère que les dispositions complémentaires indispensables évoquées en cours d’article, suivront rapidement.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE 

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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