Le Haut Conseil de la Santé Publique tient les particules à l’œil.

    Le Haut Conseil de la Santé Publique tient les particules à l'œil.Le HCSP (Haut Conseil de la santé publique) tient à préserver notre santé. C’est pourquoi il s’inquiète de la pollution liée aux particules fines PM-10 et PM-2,5. Il les estime, en moyenne annuelle, à 15 µg/m3 (microgrammes par mètre cube) pour les PM-2,5 et à 25 µg/m3 pour les PM-10. Mais il note que  40 agglomérations françaises dépassent ce chiffre de 15 Aug/m3 pour les PM-2,5. Quant à l’objectif de 25 μg/m3 pour les PM-10, s’il constate qu’il est dépassé en valeur moyenne annuelle dans 22 agglomérations (année de référence : 2010) il l’est assez faiblement. Et le HCSP conclut que les d’objectifs qui avaient été fixés ne sont pas démesurés et qu’ils peuvent être atteints dans des délais rapprochés.Il considère en outre que les seuils d’information et de recommandation pour les moyennes journalières doivent être fixés à 30 µg/m3 pour les PM-2,5 et à 50 µg/m3 pour les PM-10. Quant aux seuils d’alerte (moyenne journalière) il les établit à 50 µg/m3 pour les PM-2,5 et à 80 µg/m3 pour les PM-10.Le HCSP propose alors un calendrier qui fixerait à 2015 l’échéance pour l’atteinte de valeurs ainsi définies en tant que valeurs guides, et à 2020 en tant que valeurs impératives.
    Le Haut Conseil déclare étayer ses recommandations en s’appuyant sur l’état des connaissances des effets des particules sur la santé publiées dans les  études les plus récentes ainsi que sur l’évaluation d’impact sanitaire indiqués par différents scénarii de diminution de la pollution particulaire en France.D’après lui, une politique qui ne serait définie que sur la gestion des « pics » n’aurait que peu d’impact sur l’exposition de la population sur le long terme. Priorité doit donc être accordée aux expositions chroniques. Ce sont les ministères de l’Ecologie et celui de la Santé qui avait demandé – dès juillet 2008 et, de nouveau, en juin 2010-  au Haut Conseil de se prononcer sur la pertinence des seuils réglementaires concernant les particules fines et d’émettre les recommandations sanitaires qui découlaient de cet avis. Et, bien entendu, de réduire la pratique intense de ces mêmes activités lors des pics élevés, voire même de les éviter.
    En France actuellement, la réglementation fixe la valeur annuelle pour les PM-10 à 5 µg/m3 au-dessus de la recommandation du HCSP (30 µg/m3 contre 25 µg/m3), mais le seuil de recommandation et d’information et le seuil d’alerte sont identiques.D’autre part le PNSE II (plan national santé-environnement 2009-2013) vise un objectif de 15 μg/m3 (valeur cible) pour ce qui est des PM-2,5 soit une réduction de 30 % par rapport au niveau actuel. Cette valeur deviendra obligatoire en 2015.
    Certains membres du groupe de travail du HCSP responsable de ces préconisations, étaient favorables à un seuil fixé à 15 µg/m3. Le Parlement et le Conseil de l’Union  Européenne, eux, avaient choisi une valeur cible de 25 µg/m3 à partir de 2010, et une valeur limite de 25 µg/m3 pour 2015 et 20 µg/m3 pour 2020.

    Le cap fixé paraît le bon. Il faudra maintenant le suivre jusqu’au bout.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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