Le plan « Royal » pour la transition énergétique

    • Le bâtiment, est le fer de lance du projet.

    transitionC’est ce qu’on constate en analysant le catalogue des mesures annoncées par Ségolène Royal qui prône un « nouveau modèle énergétique français » : du renforcement du crédit d’impôt et de la relance de l’écoprêt à taux zéro à la mise en place du tiers financeur ou encore du doublement du fonds chaleur, le projet ne prévoit pas moins d’une quinzaine d’actions ciblées portant sur la rénovation thermique des logements.
    Au nombre desquels, en sus de ceux évoqués plus haut, un chèque énergie pour compléter les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité; un tiers financeur régional pour avancer les sommes nécessaires aux travaux des particuliers.

    Sont aussi prévus un fonds de garantie vers les TPE/PME destiné à leur proposer des prêts pour améliorer l’efficacité énergétique; des prêts « transition énergétique et croissance verte » pour la rénovation des bâtiments à énergie positive et pour les transports.
    On prévoit aussi le soutien à la formation des professionnels du bâtiment et la facilitation du recours à l’apprentissage et à l’alternance.

    La mesure n° 10, elle, semble faire débat car elle prévoit que toutes les rénovations lourdes sur les bâtiments devront comprendre un diagnostic énergétique et être l’occasion de travaux d’efficacité énergétique.

    • Sur le plan Energies.

    Le texte prévoit le doublement du fonds chaleur de l’Ademe et un encouragement au plan de création des méthaniseurs. Le volet financier de toutes ces opérations, assez complexe, sera assuré par le Fonds national de la transition énergétique et de la croissance verte.
    Le nucléaire sera conservé mais devra être ramené à 50% du mix français à l’horizon 2030.
    Sera aussi encouragée une filière d’excellence des différentes énergies marines, avec une attention particulière au bénéfice des DOM/TOM.
    On prévoit aussi un allégement des procédures et un raccourcissement des délais dans le déploiement des EnR.
    De quoi satisfaire le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) qui insiste par ailleurs pour assurer le succès de ce catalogue de réformes, sur trois points :
    -une politique de soutien au marché qui soit lisible et stable,
    – un soutien renouvelé à l’offre et
    – un pilotage efficace dans la durée.

    • Du côté des transports

    Le ministère lancera une prime à la conversion pour faire évoluer le parc automobile du « tout-Diesel » à l’électrique, avec les aménagements et investissements nécessaires du côté des bornes de recharge électrique.Cette mesure implique le renouvellement des flottes de véhicules publics ainsi que la logistique de la grande distribution qui devra réduire de 10% ses émissions de GES d’ici 2020 et de 20% dans les cinq ans suivants.

    • Restent les déchets

    Ils ne seront pas oubliés grâce au développement de l’économie circulaire pour lutter contre le gaspillage et favoriser le recyclage. Dix villes « zéro déchet » seront choisies pour expérimenter les méthodes à retenir.
    L’objectif avoué consiste à « réduire les déchets ménagers de -7 % d’ici à 2020, stabiliser la quantité de déchets issus d’activités économiques, diviser par deux les mises en décharge à l’horizon de 2020 » .

    Quant au BTP, il devra être en mesure de recycler 70 % de ses déchets d’ici fin de la présente décennie

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    PJ : Le plan « Royal » pour la transition énergétique

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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