Le problème urgent de la pollution de l’air fait l’objet d’un rapport exhaustif au Sénat.

    QAELa commission d’enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, dont le rapporteur est Mme Leila AÏCHI, vient de déposer son rapport.
    Un volumineux document que nous mettons à votre disposition en « fichier joint » et composé de trois grandes parties :
    • La Première étant intitulée : La pollution de l’air : un problème de santé publique majeur et des impacts multiples.
    • La Seconde : Le coût économique et financier de la pollution de l’air
    • La Troisième : Les Solutions

    Composé de multiples chapitres, paragraphes et sous-paragraphes – ce rapport couvre l’intégralité des formes, implications, conséquences et solutions possibles liées à la pollution de l’air et sur lesquelles nous n’avons cessé d’attirer l’attention depuis la création de notre Agence.

    Dès son introduction le rapporteur fait remarquer que la qualité de l’air est observée depuis 1891 dans notre pays, que la pollution liée au trafic automobile depuis 1926, et que l’évaluation des coûts induits par cette pollution a été entreprise dès 1911.
    Dès 1930 il était établi que la pollution de l’air par le soufre était meurtrière…. mais il a fallu attendre les années 1980 pour que des mesures contraignantes concernant la limitation des oxydes d’azote soient prises en Europe et nous débarrassent des pluies acides !
    On ne peut que constater – et, pour notre part, déplorer – « le retard qui s’est creusé entre le niveau de connaissances scientifiques (physiques, biologiques, médicales, économiques) et la prise de décision politique en matière de pollution de l’air ».
    Mais, demande le rapporteur, peut-on tolérer aujourd’hui les pics de pollution d’hier et placer le Paris de 2015 dans la même situation que le Londres de 1952, ainsi définie : « survenue de l’événement sans anticipation par les pouvoirs publics, atermoiements du Gouvernement, indignation et inquiétude de la presse et de l’opinion publique, annonce de mesures limitées et promesse d’une évolution lente vers une amélioration de la situation. Le plan d’urgence pour la qualité de l’air, annoncé pour faire suite aux mesures de pollution de décembre 2013, en est un exemple : un an et demi et un épisode de pollution nationale plus tard, la ministre vient d’annoncer une nouvelle version de sa mesure phare, un label volontaire de non-pollution, qui est l’une des rares parmi les 38 mesures du plan qui ne repose pas pour son « déploiement », c’est-à-dire concrètement et pratiquement, sur les collectivités territoriales » ?

    Et le rapporteur de constater « l’échec des mesures prises depuis vingt ans et l’adoption de l’article premier de la loi du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie, qui énonce le« droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ».

    Plus grave encore, le rapporteur constate que « ce sont les mêmes mesures qui sont incessamment proposées, étudiées, non appliquées, oubliées puis proposées à nouveau ». Et de donner en exemple « les zones de restrictions à la circulation dans le projet de loi relatif à la transition énergétique qui, sur le modèle des Low Emission Zones britanniques, sont en réalité une nouvelle version des zones d’action prioritaires pour l’air, mises en place au moment du Grenelle de l’environnement ».

    Et de conclure cette brève mais lapidaire introduction par une sentence qui pointe cruellement la tare de notre personnel politique en matière de lutte contre la pollution : « s’il est simple de fixer le cadre de mesures contraignantes, il est plus difficile de les prendre et de les assumer ».

    On ne saurait mieux dire et, pour notre part, nous ne cessons de dénoncer les atermoiements et les dérobades des gouvernements successifs pour prendre à bras le corps ce problème majeur de santé publique que la pollution de l’air constitue pour nous et pour nos enfants que nous condamnerons à naître dans un air irrespirable si nous refusons de réformer nos pratiques.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • diagnostic pollution sol

      La pollution de l’air est à prendre en compte plus que jamais, mais aussi la pollution des sols :
      par retombées les polluants s’infiltrent jusqu’à la nappe et dans les eaux

    • olivier TOMA

      Bien sur que oui et merci de ce rappel bien à propos.

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