Le protocole de Kyoto pour le changement climatique et les économies d’énergie : la méthode espagnole.

    Le protocole de Kyoto pour le changement climatique et les économies d'énergie : la méthode espagnole.Le Gouvernement espagnol a approuvé la proposition de la stratégie espagnole sur le changement climatique et énergie propre (EECCEL) 2007-2008-2012 horizon. Avec un plan de mesures urgentes à réaliser, une réduction des émissions des gaz à effets de serre nécessaires qui permettront àl’Espagne de respecter les engagements du Protocole de Kyoto.

    Mesures concernant le développement durable dans le domaine du changement climatique, énergies propres, facilitation des efforts publics et privés en ces domaines, notamment en matière d’énergie : réduction dans les transports, le résidentiel, le commercial, l’institutionnel, réduction des déchets agricoles et des gaz fluorés. Ce plan vise aussi à coordonner les politiques portant sur le changement climatique des régions autonomes et des municipalités.

    Ont été aussi approuvés le « Plan d’Épargne et de l’efficacité énergétique dans les bâtiments du gouvernement central, le décret royal portant approbation du plan national d’allocation 2008-2012, l’arrêté royal cadre régissant la participation aux mécanismes flexibles du Protocole de Kyoto, l’arrêté royal du vent offshore et l’arrêté royal d’installations thermiques dans les bâtiments« 

     Le programme espagnol

    Les décisions espagnoles  consistent à respecter l’engagement de l’Espagne à ratifier le Protocole de Kyoto, à  préserver ainsi la compétitivité de l’économie et de l’emploi, à consolider la stabilité économique et budgétaire et à garantir la sécurité d’approvisionnement énergétique.

    Le texte de l’engagement espagnol contient 198 mesures et 75 indicateurs dont les objectifs sont indiqués plus haut, compte tenu des critiques et des commentaires recueillis pendant la période de consultation publique, de la contribution des membres du Conseil national du climat et celle du Comité de coordination des politiques sur les changements climatiques.

    La stratégie se déploie dans deux domaines: le changement climatique et l’énergie propre.

    Le changement climatique se subdivise en onze chapitres comportant chacun plusieurs mesures : « les mécanismes de coopération institutionnelle, la flexibilité, la coopération et les pays en développement, d’échange d’émissions, les éviers, la capture et stockage du CO2, des secteurs diffus, adaptation au changement climatique la diffusion et la sensibilisation, la recherche, le développement et l’innovation technologique et les mesures horizontales« .

    Le domaine  » énergie propre » concerne la réduction  progressive de la consommation énergétique en Espagne. La performance étant recherchée  à travers des mesures visant l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, la gestion de la demande, la recherche, le développement et l’innovation dans les technologies à faibles émissions de dioxyde de carbone.

    Des mesures spécifiques.

    Celles qui concernent le transport  ou il s’agit de fixer un critère de la mobilité durable dans les zones urbaines et métropolitaines.

    Celles concernant le secteur résidentiel : améliorer l’efficacité énergétique dans les bâtiments, mise au point d’une norme technique définissant l’efficacité énergétique; réaliser  des économies dans l’éclairage public.

    Le Gouvernement adopte aussi les objectifs de l’Union européenne qui consiste à atteindre l’objectif de 20% du mix énergétique à partir d’énergies renouvelables d’ici 2020. La recherche sur le développement, l’innovation portera sur le déploiement de nouvelles technologies énergétiques, «propres» pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement, la durabilité et réduire leur impact sur l’environnement.

    D’autres mesures encore portent sur le rôle de l’entreprise dans la politique énergétique et notamment le rôle des PME.

    Le pôle « information et sensibilisation » des citoyens au projet n’est pas oublié non plus.

     Les Communautés autonomes sont la clé de la mise en œuvre des stratégies de changement climatique

    La stratégie espagnole pour le changement climatique et l’énergie propre vise à devenir le texte de référence pour faciliter l’adoption de politiques de changement climatique de la part des régions autonomes et municipalités.

    Ainsi a-t-il été convenu de la création d’un Groupe spécial chargé d’un rapport sur tous les aspects du changement climatique et proposé à la prochaine Conférence des présidents qui aura la charge de la planification régionale.

    En résumé il s’agit à la fois d’un plan très ambitieux et en même temps très détaillé car il touche à toutes sortes d’aspects de la réalité économique, sociétale et politique de la vie espagnole.

    Une délégation de directeurs d’hôpitaux français s’est d’ailleurs rendu  à Barcelone le jeudi 15 septembre pour rencontrer des confrères venant de tout l’Espagne. Ils ont découvert des managers très engagés dans la démarche « développement durable » décliné à l’hôpital. Tous les hôpitaux Andalous sont ainsi certifiés ISO 14001 et l’Andalousie représente certainement une des  régions du monde, les plus engagées dans le domaine hospitalier.

    Les directeurs d’hôpitaux (parmi lesquels figurait Olivier TOMA, président du C2DS) ont signé la « charte de Barcelone », par laquelle ils s’engagent é échanger leurs meilleures pratiques et à adopter des indicateurs énergétique en commun.

    Le rendez vous des prochaines rencontres est déjà fixé à septembre 2O12…

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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