Les chercheurs marseillais estiment catastrophique la hausse du CO2 dans l’atmosphère : et ils ne galèjent pas !

    Les chercheurs marseillais estiment catastrophique la hausse du CO2 dans l'atmosphère : et ils ne galèjent pas !Nous prenons connaissance d’une étude française menée chez la bactérie et publiée dans EMBO Reports et qui conclut que le dioxyde de carbone (CO2) favorise les dommages oxydatifs de l’ADN. Et comme il faut s’attendre à une hausse du CO2 dans l’atmosphère, on peut s’attendre à une catastrophe sanitaire probable. Si rien n’est fait.

    Il y a pour le moment 389 parties de CO2 par million (ppm, soit 0,039%), La teneur atmosphérique en CO2 qui est actuellement de 389 parties par millions de m3 d’air (ppm, soit 0,039%). Ce rapport pourra atteindre jusqu’à 1.000 ppm en 2100 du fait de l’activité humaine selon le Giec

    Sans évoquer le réchauffement climatique ((et les controverses justifiées qu’il provoque car le rapport réchauffement climatique/ taux de CO2 est loin d’être établi)  il va de soi qu’une telle hausse ne peut favoriser la santé des populations. C’est ce que conclut l’étude publiée par l’équipe marseillaise du laboratoire de chimie bactérienne (CNRS/Institut de microbiologie de la Méditerranée) menée par Sam Dukan.

    Menés chez la bactérie Escherichia coli, un modèle de laboratoire, leurs travaux montrent que « le CO2 accroît la toxicité de l’oxygène et de ses formes réactives (FRO), avec une hausse des dommages oxydatifs sur l’ADN et de la fréquence de mutations« .

    Au-delà des micro-organismes analysés, l’équipe de chercheurs envisage d’étudier les corrélations établies  sur des organismes plus évolués, dont la souris. L’objectif du CNRS est « d’étudier le lien entre la concentration en CO2 et la survenue de pathologies pour lesquelles on a déjà identifié un rapport avec le stress oxydant (maladies neurodégénératives, cancers, …)« 

    les chercheurs concluent leurs travaux sur une note alarmante : « l’exacerbation de la toxicité de l’oxygène par le CO2 pourrait constituer une question écologique majeure, avec de fortes implications quant à la vie sur Terre »

    Il apparaît donc très clairement que financer les investissements nécessaires à la diminution des rejets de CO2, dans tous les secteurs de l’économie – et bien sur dans le secteur de la santé – revient à mettre en oeuvre une saine et indispensable politique de prévention.

    Si on appliquait dès aujourd’hui ces mesures rigoureuses, nous n’enregistrerions des résultats que dans 20 ans. Or Il faut malheureusement constater que ce problème est loin de figurer dans les agendas politiques actuels. .

    Il est remarquable que les gouvernements occidentaux se préoccupent d’une recherche spatiale qui  trouve actuellement les moyens de financer une mission sur Mars en 2040 et qu’ils négligent de se soucier de l’air que nous et nos enfants respirerons dans vingt ans.

    Nous interpellons vivement la classe politique toute entière pour qu’elle oublie un peu ses navrantes palinodies politiciennes et qu’elle consacre toutes ses forces à préserver la santé des générations à venir.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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