Les Chinois le confirment : HAP, PCB détruisent nos bébés.

    Les Chinois le confirment : HAP, PCB détruisent nos bébés.La célèbre revue Nature, publie un étude menée en Chine, pourtant en tête du championnat à la pollution  qui révèle que les bébés voient leurs risques de malformations augmenter lorsqu’ils sont exposés à des polluants organiques tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou les polychlorobiphényles (PCB).

    Qui prétendait qu’il ne fallait jamais parler de corde dans la maison d’un pendu ??

    En fait, lorsque la maman est exposée à ces polluants organiques persistants, le risque augmenté d’anomalies du tube neural, essentiel à la constitution du système nerveux central du fœtus, est clairement établi.

    Ce tube se referme environ au 32ème jour de développement et, chaque année, grâce à l’échographie, on dépiste dans le monde 320.000 cas où cette fermeture ne se fait pas ou se fait mal.

    D’où l’apparition de sérieuses malformations fœtales telles que le spina bifida ou l’anencéphalie (absence totale ou partielle de l’encéphale). Certes, l’acide folique est conseillé aux femmes enceintes pour prévenir le spina bifida mais cela n’évite pas les risques d’une exposition aux polluants environnementaux.

    C’est ainsi que les chercheurs de Pékin (entre autres chercheurs) ont mesuré les taux de PCB, de HAP et de certains pesticides dans les placentas de 80 nouveau-nés souffrant d’une anomalie du tube neural, entre 2005 et 2007, et les ont tout logiquement comparés à un groupe de 50 nouveau-nés exempts de toute malformation.

    1. Ces polluants ont bien été relevés dans le placenta et pas seulement dans le sang de la mère.
    2. On a constaté le risque de défaut de fermeture du tube neural en relation avec la dose de polluants mesurée.

    Ce risque est 4,5 fois plus élevé lorsque les taux de HAP dépassent la moyenne évaluée à 597 nanogrammes par gramme de lipides et ce risque peut être 11 fois supérieur pour les taux de HAP les plus élevés !

    Sont à l’origine de l’exposition, les poêles à charbon dans les maisons et le tabagisme, même passif.  Mais les lubrifiants ou isolants dans certains transformateurs ou les condensateurs, les peintures ou le PVC ont été aussi beaucoup utilisé ces funestes HAP.

    L’étude a aussi observé des traces de DDT dans les placenta, insecticide pourtant interdit en Chine depuis 1983 mais qui a le don regrettable de persister longuement dans l’environnement. Triste héritage.

    Il reste encore à confirmer ces résultats puis à comprendre comment les polluants agissent sur le développement embryonnaire. Et n’oublions pas que si le malheureux fœtus est exposé aux HAP, il l’est aussi à d’autres substances, comme les perturbateurs endocriniens qui, eux dérègleront son métabolisme à l’adolescence et à l’âge adulte.

    Plus que jamais nous agirons donc à Primum-Non-Nocere pour que les futures mamans fassent l’objet, pendant toute leur grossesse et, au-delà, pendant toute la période de l’allaitement,  du maximum de protection contre l’exposition à toutes formes de pollutions et de leurs effets immédiats ou à terme, par une législation rigoureuse et fermement appliquée.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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