Les emballages plastiques favorisent-ils l’obésité?

    Les emballages plastiques favorisent-ils l'obésité?

    Selon Environmental Science and Technology : les substances présentes dans le plastique de nos bouteilles de shampoing et de gel douche pourraient favoriser la prise de poids.

    Ce « pourraient » dans le texte reste très insatisfaisant. Essayons d’approfondir le sujet.

    Des emballages nocifs sur la sellette.

    S’il y a bien un domaine auquel nous avons déjà consacré plusieurs articles c’est bien le plastique. Alors oui « qui aime bien châtie bien » mais l’enquête de Environmental Science and Technology a de quoi réveiller notre méfiance vis-à-vis de ces substances qui, visiblement, ne nous veulent vraiment pas du bien

    D’après cette enquête, le plastique du flacon de votre shampoing, toutes marques confondues, « serait » susceptible de vous faire prendre du poids. Avouez qu’il serait désolant que vous surveilliez votre régime et vous priviez de bonnes choses, alors que vos efforts sont ruinés à chaque fois que vous vous lavez la tête ; et même le corps puisque le plastique de votre gel douche a le même effet !

    Que révèle cette enquête ?

    Tout simplement que sur les 55000 composants chimiques présents dans le plastique de ces contenants (qui aurait pensé qu’il y en eût autant ?) 629 substances chimiques ont été identifiées dont 11 parfaitement recensées comme perturbateurs endocriniens.

    Dont les bisphénols et les phtalates auxquels nous avons déclaré une guerre sans merci depuis la création de ce blog, du fait de leur nocivité avérée pour la santé humaine. Et animale.

    Or parler plastique équivaut à parler bisphénols et phtalates. Tout comme parler drogue équivaut à parler troubles psychiques et overdoses.

    Alors comment faire le lien avec l’obésité ?

    Les chercheurs norvégiens vous répondent : « ce problème de santé publique a été largement attribué aux antécédents génétiques et aux changements de mode de vie, tels que l’alimentation, l’exercice, le manque de sommeil et le vieillissement. Cependant, les preuves épidémiologiques suggèrent que ces facteurs ne suffisent pas à expliquer l’ampleur et la vitesse de propagation de la pandémie d’obésité. »

    C’est alors l’exposition précoce aux perturbateurs endocriniens qui renforcerait le risque d’obésité.

    EN CLAIR : Dans la vie quotidienne ne jamais oublier que

    • L’utilisation de ces produits du quotidien dans certaines conditions – endroits humides et chauds comme une salle de bains – favorise leur propagation dans notre organisme.
    • Ces substances chimiques affectent le jeu normal de nos hormones, et, en désorganisant notre façon de les stocker, favorise le développement de nos cellules graisseuses.
    • D’après Santé Publique France, l’action néfaste de ces perturbateurs endocriniens ne se limite pas à altérer nos hormones et à favoriser les risques de prise de poids, ils encouragent aussi l’apparition des cancers, les troubles de l’immunité, le cholestérol, les malformations et contribuent à l’infertilité. Beau palmarès n’est-il pas ?

    Quelles solutions avons-nous ?

    Alors oui, il existe depuis 2014 une stratégie nationale pour lutter contre le fléau des perturbateurs endocriniens. Elle consiste à réglementer ces substances, rechercher, surveiller et informer… On peut toujours y croire.

    Mais il existe une stratégie plus concrète, plus simple, plus efficace et à la portée de tous : renoncer à utiliser les produits sanitaires ou cosmétiques sous emballage plastique.

    Au-delà du problème spécifique traité dans cet article, n’oublions jamais que la matière plastique est un véritable fléau universel car elle génère de très nombreux déchets, non revalorisés et très polluants pour les océans, l’air, les sols.
    Et, comme nous venons de le voir avec les emballages de shampoings elle constitue aussi un fléau pour la santé humaines, du fait des poisons qu’elle utilise : les perturbateurs endocriniens…

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