Les instances européennes d’accord sur les mesures d’Efficacité Energétique : une première ?

    Les instances européennes d'accord sur les mesures d'Efficacité Energétique : une première ?Après six réunions les diverses instances européennes (Commission, Assemblée, Conseil) ont pondu un accord sur la directive efficacité énergétique. Aussitôt adopté par les représentants des États membres (Coreper) à Bruxelles, jeudi 14 juin. Il s’agit de rien moins que de réaliser une réduction de 20 % de la consommation d’énergie d’ici à 2020, et de combler l’écart entre les économies d’énergies réalisées par les États membres et l’objectif de 2020, estimé à 202 millions de tonnes équivalent pétroleDésormais il y a obligation pour les États membres de se fixer des objectifs d’efficacité énergétique. Bien sûr les Etats membres devront indiquer à la Commission l’instance mise en place pour surveiller l’avancée des objectifs. Si, en 2014, les avancées ne sont pas assez significatives, la Commission européenne proposera des objectifs « ajustés et contraignants ».Rappelons que Les États membres ont malgré tout manifester quelque énergie en refusant de rendre obligatoire l’objectif d’efficacité énergétique d’ici 2020.

    •  Il s’agit pour ceux-ci de réaliser 15 % d’économies d’énergie d’ici à 2020, contre 9 % actuellement. D’observer une limite maximale de 1 474 millions de tonnes équivalent pétrole en 2020. L’accord prévoit aussi une économie de :

    –         2 % d’énergie supplémentaire grâce à des mesures portant sur le secteur des transports (émissions de CO2, législation sur les véhicules) ;-         1 % par des mesures d’écoconception sur les produits électroménagers blancs,

    –         cela offre une marge de 2 à 2,5 % d’économies supplémentaires pour les objectifs attendus en 2014 ou pour la révision de l’article 6 de la directive prévue en 2016.

    •  Les États membres devront présenter tous les trois ans, en 2014, 2017 et 2020, des plans d’action nationaux d’efficacité énergétique
    •  Ils devront mettre en place des « régimes de financement stables pour les mesures d’économies d’énergie ».
    •  Ils devront aussi  instituer une feuille de route pour réduire la consommation d’énergie du secteur de la rénovation des bâtiments au-delà de 2020
    •  En revanche, l’objectif initial de rénovation du parc de bâtiments publics fixé à 3 % par an par la   Commission européenne a été restreint aux seuls bâtiments appartenant à l’État. Ce qui amène les Verts à dénoncer « la ligne de conduite intransigeante des États membres jusqu’à la dernière minute ».

    L’article 6 considéré comme l’article « pivot » de la directive, impose un objectif annuel d’économies d’énergie pour les consommateurs finaux, aux énergéticiens et aux entreprises de distribution d’énergie équivalent à 1,5 % de leur part de marché. En exceptant l’énergie utilisée pour les transports.

    Les États membres ont été exemptés à hauteur de 25 % de l’ambition initiale. Mais notre nouveau gouvernement vient de se dire prêt à limiter les exemptions à 20 % de l’ambition initiale. Quant au   Royaume-Uni il s’est fait accorder une exemption 10 à 15% supplémentaires.
    Les consommateurs devraient bénéficier d’une « meilleure et plus transparente information sur les coûts et la consommation d’énergie »

    Un audit énergétique est proposé tous les trois ans pour les grandes entreprises.

    Les États membres sont invités à instituer une feuille de route pour le développement de systèmes    efficaces de cogénération, afin de réaliser entre 25 et 50 millions de tonnes équivalent pétrole       ‘     d’économies d’énergie

    De son côté, la Commission s’engage à présenter un rapport modifiant le calendrier des ventes aux enchères de quotas de CO2 au cours de la phase III et à travailler sur des mesures structurelles à long terme.

    Le commissaire à l’Énergie se félicite, nonobstant les regrets de certains qui espéraient des mesures plus coercitives de la prise de« mesures d’efficacité énergétique, contraignantes pour la     première fois ». Et il ajoute : « L’Europe est désormais mieux armée pour atteindre son objectif de 20 % d’efficacité énergétique ».

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

     

     

    Tags:

    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

    • Voir les commentaires (0)

    Ads

    Vous pourriez aimer aussi

    10 milliards pour la transition énergétique… ?

    C’est ce que nous promet Ségolène Royal dans son projet de loi qui devrait ...

    UN EXEMPLE A SUIVRE POUR SOULAGER NOTRE SECU ?

     La Thaïlande dit  » Stop !  » aux touristes qui se font hospitaliser en ...