Les nanomatériaux sous l’oeil sourcilleux de L’Anses !

    nanoDans son rapport sur l’état des connaissances scientifiques relatives aux nanomatériaux manufacturés l’Anses indique que « malgré la progression des connaissances scientifiques, les incertitudes restent importantes quant aux effets des nanomatériaux sur la santé et l’environnement » et qu’ « il y a un travail de traçabilité à faire pour mieux caractériser l’exposition de certaines populations et faire une évaluation des risques« . Et d’appeler à un renforcement de l’encadrement réglementaire, notamment à travers les règlements CLP et Reach.

    Où trouve-t-on des nanoparticules ?
    Dans nos dentifrices, nos crèmes solaires, nos matériaux de construction, nos carrelages, nos tissus, nos vêtements professionnels, dans des additifs alimentaires, dans des procédés de traitement de l’air, bref dans notre environnement quotidien…..
    Comme vous le voyez ce n’est pas un problème anodin.

    L’Agence enfonce le clou : « L’enjeu est de savoir comment caractériser les nanomatériaux et identifier les risques. Sur le volet recherche, nous sommes face à un déficit de production de connaissances et de publications. Nous restons en attente d’une meilleure description des expositions. Ainsi estime-t-elle que « malgré la progression des connaissances scientifiques, les incertitudes restent importantes quant aux effets des nanomatériaux sur la santé et l’environnement« .

    • Des dangers parfaitement recensés

    Cependant elle constate que depuis 2010 des progrès ont été réalisés sur l’évaluation de leur toxicité. Ont été mis en lumière :
    leur capacité à persister dans des organismes vivants
    les effets qui concernent des retards de croissance ou des malformations chez des espèces modèles,
    leur capacité à passer les barrières dans le monde vivant et chez l’homme,
    l’effet génotoxique et la cancérogenèse de certains d’entre eux.

    • Des évaluations de risques par catégories.

    L’Anses dispose depuis 2013 d’une déclaration qui permet d’évaluer la quantité de nanomatériaux importés en France. Ont été recensés « 250 nanomatériaux différents pour un tonnage de 500 000 tonnes » en 2012. Il s’agit désormais de  « caractériser précisément les nanomatériaux » c’est à dire de « trouver rapidement une solution permettant l’évaluation des risques en constituant des catégories de nanomatériaux qui permettraient de répondre de façon un peu générique à l’évaluation des risques« .

    • Améliorer traçabilité et caractérisation
      Il faut donc désormais
      instituer une recherche pluridisciplinaires pour mieux connaître les nanomatériaux et leurs dangers, tout au long de leur cycle de vie
      favoriser le développement d’essais de sécurité pertinents pour évaluer les risques sanitaires des produits contenant des nanomatériaux destinés à être mis sur le marché.

    Rassurons nous car « d’ici la fin de l’année, nous allons identifier les substances d’intérêt principal pour l’évaluation des risques » et présenter « un outil lié à l’évaluation des risques pour le grand public qui sera rendu public« , affirme le directeur de l’Agence. Le projet étant d’établir des catégories selon deux dimensions :

    celle de la toxicité,
    celle du croisement, c’est à dire tenant compte de la façon dont les gens y sont exposés.

    • Ajuster les Règlements européens

    Une des préoccupation de l’Anses est « de voir comment on peut ajuster les règlements européens, notamment le règlement CLP et le règlement Reach« . A cet effet, elle demande que soit mis en place un « encadrement réglementaire renforcé au niveau européenafin de mieux caractériser chaque substance et ses usages, en prenant en compte l’ensemble du cycle de vie des produits« .

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    PS : Un lien utile : http://veillenanos.fr/wakka.php?wiki=PagePrincipale

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