Les résidus de médicaments dans l’eau : une priorité de santé publique

    ddMadame la ministre  de la santé, Madame la ministre de l’environnement

    Le rapport récent de L’OMS «  Antimicrobial Resistance, Global Report on Surveillance » d’avril 2014 démontre une très forte progression des BMR (Bactéries Multi Résistantes) de par le monde.

    La consommation de médicaments et d’antibiotiques en France est très élevée, cela contribue au développement de ces résistances. Leur prise en charge est très couteuses à court terme, tant sur le domaine de la santé humaine que sur les plans économiques et écologiques.

    Au delà de cette surconsommation avérée, nous retrouvons des traces de médicaments dans les aliments  issus des animaux d’élevage, dans les nappes phréatiques et dans les  eaux de boisson que nous consommons tous les jours.

    Au même moment, on constate ;

    – Une progression de la consommation des médicaments,

    – Une très forte progression des produits de chimio thérapie, que l’on retrouve dans les excrétât humain ( ceux des animaux traités en chimio thérapie étant incinérés… !)

    – Une absence de traitement des résidus de médicaments dans l’eau, pire, l’épandage de ces boues chargées en résidus dans nos champs, sans aucun contrôle !!!

    Les solutions même si elles dérangent de nombreux lobbies, doivent absolument être étudiées ;

    –       Des mesures préventives :

    Mise en place de l’indice PBT® (étiquetage environnemental des médicaments), comme en Suède.

    Formation des praticiens et pharmaciens à la bonne utilisation de cet  indice de prescription.

    Instauration d’une fiscalité incitative liée à cet indice.

     –       Des mesures curatives ;

    Créer une commission interministérielle (santé et environnement) pour évaluer et valider les procédés de traitement de résidus médicamenteux dans l’eau.

    Équiper les stations d’épuration de procédés de traitement des résidus de médicaments et non pas les établissements de santé, la pollution est diffuse par le développement des activités ambulatoires.

    Interdire l’épandage, si les résidus de médicaments ne sont pas mesurés dans les boues.

    Notre équipe d’experts se tient à votre disposition pour faire avancer cette cause.

    Dans cette attente,

    Nous vous prions d’agréer, madame le ministre, l’expression de nos plus respectueuses salutations.

    Olivier TOMA -Président du C2DS & Catherine TAILLEFER – pharmacienne référente.

     

     

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