« Les violences contre les médecins sont encore en hausse »

    violencesDéjà dans nos articles du 22 janvier 2012 et du 06 août 2013, nous avions attiré l’attention sur la multiplication des violences exercées contre les personnels hospitaliers. Nous demandions des mesures efficaces aux responsables en en suggérions même quelques unes.

    Rien n’a changé depuis. Au contraire la situation s’est aggravée si on en juge par l’étude récente publiée par Le Parisien.

     

    Le quotidien écrit en effet que « le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé avoir recensé 925 déclarations d’incidents [admirez la litote]- agressions physiques ou verbales – signalées par les praticiens en 2013 », soit un « chiffre en hausse de 16% par rapport à 2012….cette étude, réalisée avec l’institut Ipsos, est basée sur le recensement des déclarations adressées par les médecins mais leur caractère facultatif ne permet pas de calculer précisément l’évolution du nombre total d’incidents ».
    Et il ajoute que « sur les 199.420 médecins en activité régulière, seules 925 fiches de déclarations d’incidents ont été remplies en 2013, un nombre toutefois à la hausse par rapport à 2012 (798 fiches remplies). La majorité des atteintes aux personnes correspondent à des agressions verbales ou des menaces (69%) et 11% à des agressions physiques avec coups et blessures….. dans 9 cas sur 10, la victime de l’incident est le médecin lui-même et dans 20% des cas un collaborateur (plusieurs réponses sont possibles à cette question). Dans la moitié des cas, le patient est l’agresseur. Les généralistes sont en première ligne (58%), et parmi les spécialistes, les ophtalmologues sont les plus touchés, devant les psychiatres ».
    On apprend aussi dans cet article qu’il faudrait citer intégralement tant il est explicite que « les atteintes aux biens représentent près d’un tiers des incidents signalés : dans près d’un incident sur 5, il s’agit d’un vol ou une tentative de vol, et dans 1 cas sur 10 de vandalisme. Dans 8% des cas, l’agression a entraîné une interruption de travail inférieure ou égale à trois jours…… le mécontentement de la prise en charge est à l’origine de l’incident dans un tiers des cas. Le vol, le refus de prescription de médicament ou d’arrêt de travail, et un temps d’attente jugé excessif sont les trois autres motifs les plus cités ».

    Où ces agressions surviennent-elles le plus souvent ? « Essentiellement (dans les] villes (81%). […] Quant aux incidents dans les banlieues, ils représentent 23% des cas, contre 35% en 2006. Un incident sur 3 est survenu dans le cadre d’un exercice de médecine de ville, 20% dans un établissement de soins (privé et public). Couteau, hache, fusil, parpaing ou canne figurent parmi les armes utilisées contre les médecins, mais les agressions armées restent rares (4%) » Nous voilà rassurés !
    On remarquera que l’aspect sociologique est complètement négligé par l’étude. Car ces excités qui agressent nos médecins et notre personnel hospitalier doivent bien présenter quelques traits communs et il serait sans doute assez facile d’en tracer le profil type. Pourquoi un tel silence ? Et comment se fait-il que nous n’ayons jamais connu une telle situation dans toute l’histoire des institutions hospitalières…. jusqu’à cette dernière vingtaine d’années ?

    Pour notre part nous pensons qu’il est indispensable de  créer une police hospitalière en suivant l’exemple donné par la SNCF qui nous montre la bonne voie. Nous rappelons que le nombre d' »incidents » annuels s’élève à 12000 environ, secteurs hospitaliers public et privé confondus. Et bien sûr nous ne parlons que des faits déclarés…. Si nous connaissions le total des faits avérés (déclarés et non déclarés) nous serions sans doute  surpris. 

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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