L’InVS veut prévenir les impacts sanitaires des changements climatiques

    L'InVS veut prévenir les impacts sanitaires des changements climatiques

     L'InVS veut prévenir les impacts sanitaires des changements climatiquesL’InVS, dans un rapport qu’il vient de publier, s’inquiète de savoir pourquoi le changement climatique affectera les conditions de vie dans le futur pour mieux définir les efforts d’anticipation à réaliser. Il précise :  » Le changement climatique ne doit pas être vu seulement comme une modification des conditions atmosphériques et océaniques à  l’échelle mondiale, qui serait finalement déconnectés des réalités d’un service de santé dans un hôpital donné, des administrations sanitaires et sociales, des activités d’une ONG humanitaire, etc.  » Et il ajoute : « Il doit plutôt être appréhendé sous la forme d’une chaîne  d’impacts. Les perturbations du système climatique vont se traduire par une évolution de certains grands paramètres (température, précipitations, niveau de la mer) qui se répercutera sur la fréquence, l’intensité et la répartition géographique des aléas naturels …[ayant] eux-mêmes des conséquences plus ou moins marquées sur les ressources naturelles (l’eau, les sols, l’espace terrestre disponibles¦) puis, par effet domino, sur les sociétés humaines (santé, agriculture, production d’énergies) ».

    Conclusion : on doit commencer à agir sur cette chaîne d’impacts, même dans le  contexte d’incertitude dans lequel nous nous trouvons.

    Comment ?

    Les chercheurs de l’InVS définissent les trois rôles principaux de la surveillance sanitaire :

    Contribuer au suivi et à la compréhension des impacts sanitaires du changement climatique à travers la constitution de séries de données exploitables sur de longues périodes

    Apporter des éléments pour hiérarchiser les actions d’adaptation, les mettre en œuvre et évaluer  leur efficacité.

    Anticiper les menaces émergentes.

    Les risques caniculaires

    Le rapport constate que si les systèmes de surveillance actuels sont suffisants pour assumer ces tâches, il est nécessaire en revanche d’assurer une meilleure connexion entre surveillance environnementale et sanitaire et une plus grande interdisciplinarité pour répondre aux nouveaux objectifs.

    Ainsi, l’exemple le plus abouti de cette surveillance concerne le risque caniculaire ou les données mortalité ont permis des analyses rétrospectives sur plusieurs dizaines d’années. Une base de données de morbidité est d’ailleurs en cours et le plan canicule II a été conçu, évalué et amendé grâce à des données de surveillance de d’études épidémiologiques.

    Pour les autres risques, après estimation des besoins d’adaptation de ses systèmes de surveillance pour la France métropolitaine, l’InVS a organisé un atelier rassemblant des professionnels de la surveillance de plusieurs pays. Celui-ci a permis d’identifier les besoins d’adaptation des systèmes de surveillance grâce à une approche simple qui consiste à identifier les principaux déterminants environnementaux, sociaux et démographiques contribuant à une exposition.

    En appliquant cette approche aux risques sanitaires susceptibles d’être modifiés par les changements climatiques, on pourra identifier les lacunes et les données manquantes et donc les besoins de surveillance.

    Rappelons le plan national d’adaptation aux changements climatiques du Ministère de l’écologie publié en juillet 2011. Ce plan est composé de 80 actions pratiques pour la période 2011/2015 et il prévoit aussi le renforcement du dispositif de surveillance sanitaire dès 2011 pour le rendre opératoire en 2012-2013.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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