Nanoparticules, risque émergent ? (annexe de la page 94 du livre « Hippocrate, au secours !))

    Nanoparticules, risque émergent ? (annexe de la page 94 du livre "Hippocrate, au secours !))

     Les nanomatériaux – Effets sur la santé de l’homme et sur  l’environnement

    On y découvre plus particulièrement :

     « Le domaine des nanoparticules est en plein essor avec des développements industriels se traduisant par la production chaque année de plusieurs centaines, voire milliers de tonnes pour certaines nanoparticules. Les travaux des laboratoires et leur transfert technologique, à ce jour, ont porté principalement sur des développements technologiques visant la production de nouveaux matériaux aux caractéristiques uniques, mais dont les effets sur la santé et sur l’environnement n’ont été que très partiellement établis. La recherche des impacts potentiels de ces nanoparticules sur la santé ou sur l’environnement débute à peine et le manque de connaissances scientifiques est flagrant à plusieurs niveaux comme cela a été montré dans ce rapport.

    L’état des connaissances scientifiques sur les risques sanitaires et environnementaux liés aux nanoparticules et nanomatériaux manufacturées permet de constater que :

    1.En s’appuyant sur les données de toxicologie expérimentale relatives chez l’animal au TiO2 et et au PTFE par exemple, il existe des raisons de penser que les nanoparticules manufacturées peuvent avoir des effets nocifs (spécifiques et différents du matériau parent) sur la santé en premier lieu par l’exposition des travailleurs, mais aussi de la population générale.

    2.Les déterminants de ces effets sont complexes et feraient intervenir différentes caractéristiques des particules telles que le nombre, la surface, la composition, la forme, l’état de surface, mais il est possible que d’autres paramètres interviennent.

    3.L’évaluation des risques pour la santé s’ appuie sur une identification et une évaluation des expositions potentielles que ce soit dans le milieu professionnel ou dans la population générale. Il faut en particulier pouvoir quantifier et caractériser ces particules quand elles sont en suspension dans l’air, car la voie respiratoire est la voie majeure de pénétration de nanoparticules dans l’organisme.

    4.Le manque de données expérimentales sur ces différents points ne permet pas actuellement de mettre en œuvre une stratégie adaptée pour la maîtrise de ces risques potentiels.

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