Ombres et Lumières dans notre environnement familier…..

    chimieDans un précédent article nous avons rendu compte de certaines avancées très positives pour pallier le « tout-chimique » qui est en train d’empoisonner la planète.
    En voici deux autre exemples qui ne peuvent nous laisser indifférent.

    A – Biocides biodégradables et biosourcés.

    Le premier nous vient du laboratoire industriel vosgien Salveco qui, au terme de vingt ans de recherches, est en mesure de nous proposer une gamme de biocides nouvelle génération, dûment brevetée.
    Tout dans ce produit est dû au végétal : principe actif et formule complète.
    Sous le concept de « actif biocide » désignant des acides organiques (lactique ou citrique entre autres) Salveco offre un produit totalement biodégradable.
    Seul un risque d’irritation cutanée est relevé dans la classification réglementaire.
    Ce qui n’est pas le cas de ses correspondants chimiques : ammoniums quaternaires et hypochlorite de sodium (eau de Javel), reconnus comme corrosifs, allergènes, nocifs, et désastreux pour l’environnement.
    Salveco affirme qu’il offre pour la première fois « une alternative durable et sécuritaire pour la santé », inexistante sur le marché jusqu’à ce jour.

    Marché des désinfectants estimé à plus de 8 milliards d’euros à l’échelle mondiale et en expansion constante.
    Mais marché qui, pour le moment, est dominé par les multinationales chimiques déversant à foison dans les eaux et le sol de la Terre-Mère (dixit le pape François) les poisons de la chimie fossile, comme les dérivés d’ammonium quartenaire de triste réputation.

    B – Fiat Lux ? Oui, il faut se protéger…

    aveuglesNous avons tous accueilli l’apparition des ampoules LED comme une avancée majeure vers la maîtrise de la consommation électrique.
    Las, il apparaît aujourd’hui que ces diodes électroluminescentes sont « phototoxiques » et s’attaquent notamment aux cellules de la rétine qu’elles détruisent. Sympa non ?
    Cette information est issue des travaux du Centre de recherche des Cordeliers à Paris. Sous la direction de sa directrice, Alicia Torriglia, le Centre a soumis des rats à des analyses moléculaires et a constaté que l’exposition à une source lumineuse issue de LED « entraînait pour la rétine un stress oxydant, responsables de dommages importants » ! Soit à « une toxicité rétinienne ».
    L’organisme cherche alors à éliminer les cellules abîmées mais en vain : « » les cellules de la rétine meurent les unes après les autres, via un phénomène d’apoptose [suicide cellulaire] ou encore de nécrose ». Et le processus est observable après seulement six heures d’exposition et est cinq fois plus rapide qu’une exposition au néon !
    Ce sont les ophtalmos qui vont se frotter les mains, étant donné que la LED, comme les algues vertes pour nos plages, a envahi le marché des ampoules électriques.

    L’origine de la toxicité

    C’est clair d’après les chercheurs :
    • Les LED ne diffusent pas une lumière ordinaire mais une lumière beaucoup plus riche en longueurs d’onde correspondant au bleu de celle du jour.
    • Une LED émet une quantité plus importante qu’un néon par unité de surface.
    Tout ceci confirme les soupçons du corps médical exprimés dès l’apparition des LED. Ce qui avait conduit l’Anses en 2010 à créer un groupe de travail consacré aux LED pour évaluer leur éventuelle toxicité.

    Que disent les constructeurs ?

    « Nous respectons la réglementation en vigueur ! ». Soit.
    « Mais celle-ci n’est pas adaptée aux diodes électroluminescentes, car elle a été mise au point dans les années 1960/1970 et s’applique à des sources polychromatiques classiques, qui couvent donc plusieurs longueurs d’onde » réplique le Centre des Cordeliers.
    Les sources lumineuses ne doivent pas provoquer le blanchiment de la rétine, signe d’un œdème. Certes cet oedème n’a pas été détecté dans le cadre des recherches sur les LED, les doses utilisées n’étant pas suffisantes…..mais elles étaient assez élevées pour déclencher « bien pire » : le stress oxydant responsable de la destruction des cellules rétiniennes…qui n’est pas détectable par les tests actuellement en vigueur ! Rassurant non ?

    Les résultats obtenus par l’équipe de l’INSERM sont confortés – s’il était nécessaire – par d’autres arguments.
    • Les ampoules ayant servi aux tests sont toutes issues du commerce.
    • L’éclairage avait été mis au point par des ingénieurs spécialisés, de telle sorte qu’il se rapproche le plus possible des éclairages de nos maisons.
    • Les rats pouvaient circuler librement et n’étaient pas attachés les yeux rivés sur la source lumineuse.

    Extrapolation possible ?

    C’est ce que ce demandent les chercheurs : est-il possible d’extrapoler ces observations aux humains ? Etant donnée qu’un expérimentation de cet ordre sur un humain s’avère impensable. Au moins en pays civilisé.

    Reste à alerter suffisamment les pouvoirs publics pour que la réglementation soit changée.
    Ce à quoi s’efforcent les chercheurs qui ont entrepris un nouvelle tranche d’observations (toujours sur les rats) pour montrer que les dégâts causés par les LED sur l’épithélium pigmentaire rétinien impliqué dans des maladies telles que la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) emporteront la décision lorsqu’ils seront avérés.

    A quand un évaluation fiable et accessible à tous ?

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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