Performance Financière des Entreprises et « Engagement Climat » font très bon ménage

    climatC’est ce que démontre l’étude annuelle du CDP (Carbon Disclosure Project) intitulée « Global 500 Climate change report ».
    Ainsi est-il établi que les entreprises qui « intègrent la problématique du changement climatique dans leur gestion » constatent une rentabilité plus élevée. Résultat : plus de stabilité et plus de de dividendes pour les actionnaires.
    Ces observations sont tirées des données « climat et énergie » enregistrées dans 337 des meilleures entreprises recensées dans l’indice Global 500 du FTSE (Financial Times Stock Exchange). L’étude est menée par une organisation internationale à but non lucratif qui représente un groupe de 767 investisseurs institutionnels gérant 92 000 milliards d’actifs et qui a recueilli les données de 5 000 entreprises mondiales.

    L’analyse effectuée montre que les entreprises engagées dans le changement climatique génèrent :
    – une rentabilité supérieure de 18% comparés aux entreprises du mêmes secteurs moins bien notées et
    – de 67% par rapport à à celles qui délaissent le sujet du changement climatique.
    – et qu’elles présentent une plus grande stabilité avec une volatilité inférieure à 50% pour la dernière décennie.
    – avec des dividendes augmentés de 21% au bénéfice des actionnaires.

    Les indices
    Deux indices ont été retenus
    – l’un qui mesure la stratégie et l’approche choisie (CPLI-carbon performance leadership index)
    – l’autre le niveau de transparence (CDLI-carbon disclorure leadership index)
    On dénombre 26 grandes entreprises présentant de bonnes performances dans les deux indices (General Motors, Wal Mart, Bank of America, Goldman Sachs, Adobe, Apple, Cisco systems, Hewlett-Packard et Microsoft….)

    Les avancées
    D’autres paramètres démontrent que « les entreprises en pointe sur la thématique du climat ont 64% plus de chances d’avoir publié leurs informations sur leur stratégie-climat dans leur rapport financier que la moyenne des entreprises de l’indice S&P des 500 plus grandes entreprises américaines cotées. Ces leaders sont également
    – 35 % plus susceptibles de s’engager avec leurs fournisseurs,
    – 29 % avec toute la chaîne de valeur.
    – ils vérifient également davantage leurs émissions du scope 3 (145%),
    – ont davantage d’objectifs de réduction d’émissions (71 %)
    – et rapportent plus les informations sur les opportunités et risques liés au climat au conseil d’administration (54 %) ».

    Bref, toutes sortes d’exemples à suivre nous semble-t-il.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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