Perturbateurs endocriniens aux USA : 340 Mds/$ !

    Perturbateurs endocriniens aux USA : 340 Mds/$ !
    Les perturbateurs endocriniens coûtent chaque année 340 milliards de dollars aux Etats-Unis : 2,33% de leur produit intérieur brut (PIB). C’est une étude publiée dans la Lancet Diabetes & Endocrinology qui nous l’apprend et, du même coup, nous indique la première cause de ces dépenses pharamineuses : le handicap intellectuel chez les enfants.

    Rappelons qu’en Europe la situation n’est guère plus brillante : l’équipe de la New York University School of Medicine, y estimait le coût sanitaire annuel des perturbateurs endocriniens à 157 milliards d’euros en mars 2015. Soit 1,28% du PIB.  Dépensés en retard intellectuel infantile, autisme, troubles de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), diabète, obésité, aide à la procréation pour les hommes infertiles, etc.

    Mais c’est pire aux USA. Sur la base d’analyses urinaires et sanguines d’environ 5.000 participants, les récentes études ont abouti à ce coût exorbitant de 340 milliards de dollars annuels (309 milliards d’euros) : 2,33% du PIB, quasi deux fois celui calculé dans l’UE !

    Quels sont les principaux ravages ?
    • Perte de 11 millions de points de QI et 43.000 cas de retard intellectuel chez les enfants. On le doit aux retardateurs de flamme bromés (PBDE). En incluant l’autisme et le TDAH, le coût neurologique de ces perturbateurs endocriniens s’élève à 282 milliards de dollars (256,6 milliards d’euros). Chaque année !
    • Endométriose et fibromes utérins : 86.000 cas annuels, 42,8 milliards d’euros. Dus au phtalate DEHP.
    Puis viennent dans l’ordre :
    • la mortalité cardiovasculaire (7,2 milliards d’euros dus aux phtalates),
    • l’obésité et le diabète (4,9 Mds d’€, phtalate DEHP, bisphénol A),
    • troubles reproductifs masculins (2,2 milliards d’euros, phtalates, PBDE).

    Les PBDE sont les plus nocifs  dans la perte des points de QI chez l’enfant aux USA. Ce sont les pesticides organophosphorés dans l’UE. Les premiers commencent  à être éliminés par les fabricants US, l’usage des seconds a été limité par l’UE en 2008.

    Mais il se pourrait que les 340 milliards de dollars ne constituent que la pointe de l’iceberg car l’analyse n’a intégré que moins de 5% des perturbateurs endocriniens connus à ce jour (les plus utilisés). En outre, plusieurs maladies associées à ces substances n’ont pas été incluses, comme les cancers hormono-dépendants  du sein et de la prostate.

    La France n’est pas en reste pour ce genre de nuisances coûteuses. Nous en publierons les données rapidement.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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