Pollution et santé : rapport de la commission Lancet

    Rapport commission Lancet pollution

    Le  Rapport de la Commission Lancet sur la pollution et la santé

    Ce rapport comporte 58 pages et il n’est pas possible de résumer ici la masse d’informations dont il nous faut prendre connaissance si nous voulons comprendre le phénomène et y faire face.

    Nous nous bornerons donc à vous présenter une faible partie du Résumé qui figure en tête de l’étude de façon à vous donner envie de lire tout le reste.

    « La pollution constitue actuellement la plus grande menace environnementale pour ce qui est des maladies et des décès prématurés dans le monde. En 2015, les maladies causées par la pollution ont entrainent quelque neuf millions de décès prématurés, soit 16 % de tous les décès dans le monde, trois fois plus que les décès causes par le sida, la tuberculose et le paludisme combines et 15 fois plus que toutes les guerres et autres formes de violence. Dans les pays les plus gravement touchés, les maladies liées à la pollution causent plus d’un décès sur quatre.

    La pollution tue, dans un nombre disproportionné, les pauvres et les groupes vulnérables. Près de 92 % des décès liés à la pollution surviennent dans les pays à revenu faible et intermédiaire et dans les pays ou tous les niveaux de revenu coexistent, les maladies causées par la pollution s’observent surtout parmi les minorités et chez les personnes marginalisées. Les enfants courent un risque élevé de souffrir de maladies liées a la pollution et les expositions à des doses même extrêmement faibles de polluants pendant les périodes de vulnérabilité – dans l’utérus de la mère et pendant la petite enfance – peuvent les rendre malades, handicapes, voire entrainer leur mort pendant l’enfance et le reste de leur existence… »

    Un petit commentaire tiré d’une information figurant dans ce rapport : aux États-Unis, on estime que l’économie bénéficie d’avantages atteignant 30 $ US en moyenne (entre 4 $ et 88 $) pour chaque dollar investi dans la lutte contre la pollution atmosphérique depuis 1970, soit un avantage global de 1 500 milliards de dollars pour un investissement de 65 milliards de dollars.

    Comme on le voit l’économie libérale telle que la conçoivent les capitaines d’industrie américains a le chic pour transformer la souffrance et la mort des uns en réalités sonnantes et trébuchantes pour les autres. Car il n’est pas dit que ce ne soit pas les mêmes qui investissent à la fois dans les activités polluantes… et dans la lutte contre la pollution. Tout bénéfice.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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