Pour ses 40 ans la CAHPP lance « une gamme verte »

    Pour ses 40 ans la CAHPP lance "une gamme verte"Dans son effort vers l’instauration du développement durable en tant que priorité dans le secteur hospitalier, la CAHPP, à l’avant-garde dans le combat pour une énergétique en diminution, l’élimination des substances toxiques et la réduction des gaz à effets de serre, préconise avant toute chose la politique de « ‘l’achat durable ».  C’est pourquoi elle lance une gamme « verte » associée à un processus de référencement et de stickage des industriels et des produits.

     Elle entend mettre au point une démarche cohérente et pragmatique qui permette un accompagnement des fournisseurs efficace. Si on considère que le volume des échanges liés à la CAHPP, s’élève à 4 milliards d’euros annuel, on devine quel impact sa démarche va entraîner pour le marché.

      Le but de cette « gamme verte » est d’instituer la politique de « l’achat intelligent et éthique » associée à une authentique préoccupation civique. La politique de l’achat durable par les établissements hospitaliers, outre les retombées heureuses à attendre dans le cadre de leurs propres activités, ne peut que contribuer à installer en tout lieu une politique d’achat responsable tant du point de vue social qu’environnemental et économique, en prêchant par l’exemple.

      Surtout si on considère que le volume annuel des achats engagés par la CAHPP pour les 3300 établissements hospitaliers qu’elle  alimente, s’élève à 4 milliards d’euros

    Rappelons que les achats représentent 40% du budget d’un établissement hospitalier , en seconde position derrière les frais de personnel, on imagine l’impact qu’une telle politique peut avoir en des temps économiques incertains.

     Non seulement acheter moins cher s’avère indispensable, mais surtout acheter mieux. D’où la nécessité d’instaurer une démarche d’achats audités, optimisés qui libère les soignants des préoccupations financières qui ne doivent pas être les leurs pour les recentrer sur le caractère essentiel de leur mission : soigner et aider les patients.

    N’oublions pas non plus que la CAHPP est une coopérative. Ce que rappelle Yvon Bertel-Vénézia, son PDG, en affirmant : « Les établissements sont nos décideurs parce qu’ils ont le pouvoir de trancher, de voter, de nous contester, d’exiger et que notre devoir est de les satisfaire». Excellent rappel de la part de responsabilités des établissements hospitaliers dans une politique d’achat « durable » telle que définie ci-dessus.

    Rappelons aussi que cette démarche initiée par la CAHPP est pleinement soutenue par le C2DS dont le président était aux côtés de son PDG le 10 mai à Paris lors de la conférence qu’il a donnée à 14.00 à l’occasion de ce quarantième anniversaire.

     A cette occasion le C2DS a présenté le futur LABEL (reproduit en tête d’article) qui classera demain les fournisseurs référencés dans le monde de la santé.

    Il s’agit là d’une évolution majeure, presque une révolution dans le sens ou des critères de choix extrêmement précis sont en place et permettent de choisir maintenant un produit ou un service en tenant compte de ses impacts écologiques, économiques et sanitaires.

    Cela constitue un acte d’engagement volontaire remarquable de la part de cette centrale de référencement qui permettra au monde de la santé de réduire ses impacts dans les années à venir et de participer ainsi à une démarche d’exemplarité.

    L’enjeu de demain sera lié à des contrôles inopinés chez les prestataires pour passer d’une démarche déclarative à une démarche de progrès « Certifiée par des Experts. »

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

     

     

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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