Shoking ! Le changement climatique affecte les sujets de STG Majesté et la Sécu s’alarme…

    Shoking ! Le changement climatique affecte les sujets de STG Majesté et la Sécu s'alarme…Allergies, tiques et rotavirus se développant allègrement dans le Royaume, la  Health Protection Agency [HPA] pointe dans une étude exhaustive (Health Effects of Climate Change in the UK 2012) la vague de chaleur inhabituelle qui a sévi dans les îles britanniques  – et donc la menace climatique – comme facteur inquiétant pour la santé publique.

    Pourquoi mettre en cause le changement climatique ?

    Parce-que c’est à lui que nous devons la vague de chaleur de 2003 et les inondations de 2009 à quoi le rapport attribue un certain nombre de désagréments off course. D’où la préoccupation des auteurs de l’étude de découvrir et d’anticiper les éventuels autres désagréments à attendre de la hausse des températures.

    Et ils en ont trouvé une foison :

    –          augmentation de la mortalité liée aux vagues de chaleur, comme celle de 2003, et statu quo pour les vagues de froid. Une augmentation qui ne fait pas dans la dentelle : + 70% en 2020 – + 260% en 2050  et + 540% en 2080 !

    Rappelons que chez nous, la vague de chaleur de 2003 avait fait 15.000 morts, soit 8 fois plus qu’au Royaume Uni ! Si on extrapole à 2020 et à 2050 on a bien du souci à se faire.

    Autre désagrément de la chaleur :

    –          concentration de gaz polluants dans l’atmosphère avec les conséquences qu’on devine sur les poumons des Britanniques….et les nôtres.

    –          asthme et allergies décuplés du fait de la prolongation de la floraison et de la diffusion de ses pollens allergisants.

    –          augmentation probable des inondations avec un double impact :

    o        risques mortels pour les habitants de logements inondables

    o        impact sur la santé mentale des victimes des dites intempéries

    Mais le plus surprenant vient ensuite : il s’agit des maladies transmises par les insectes.

    –          D’abord les tiques, il y a 20 espèces de tiques différentes au RU, toutes parfaitement disposées à transférer des maladies de l’animal à l’homme. Grâce à la chaleur en augmentation, les insectes pourront vivre plus longtemps et s’ébattre sur un territoire plus vaste. Notamment ceux qui transmettent la maladie de Lyme, dangereuse et coûteuse pour la santé publique.

    –          Idem pour les moustiques qui apprécient particulièrement la chaleur. Il y a  34 espèces de moustiques made in England, dont une dizaine d’importation qui ont retrouvé, grâce au réchauffement climatique, les conditions de vie de leurs pays tropicaux d’origine et sont devenus britanniques à part entière.

    L’étude attribue aussi au changement climatique, la possible prolifération

    –          de virus : le rotavirus qui s’attaque aux instestins,

    –          et de bactéries susceptibles de diffuser des épidémies outre-Manche.

    Mais certains ne voient, dans ces derniers points, que la marque d’un alarmisme excessif, la température moyenne du pays et la sûreté du dispositif de distribution d’eau le mettant à l’abri des grandes épidémies qu’on pourrait craindre ailleurs.

    Il convient cependant de terminer par une note optimiste. Il est clair que l’étude de la HPA permet de raviver dans les consciences endormies la nécessité impérieuse de lutter contre le changement climatique, ne serait-ce que pour les conséquences heureuses de cette lutte sur la santé des populations. Et l’étude de rappeler quelques mesures de bon sens.

    –          Diminuer la part  du charbon pour fabriquer de l’électricité et donc diminuer les particules polluantes au grand bénéfice des poumons des voisins des centrales.

    –          Promouvoir la marche à pied – pour le plus grand bonheur du système cardiaque – en lieu et place de la voiture à chaque fois que cela est possible.

    –          Diminuer volontairement la consommation animale ou des produits animaux pour faire baisser corrélativement les émissions de méthane et de CO2 et éviter, là aussi, les implications cardio-vasculaires.

    Il y a certainement dans cette étude, pour le système de santé français, des intuitions bien évidentes qu’il serait sage qu’il reprît à son compte pour notre plus grand bien. Ce qui prouve que  tout ce qui vient de la pluvieuse Albion n’est pas forcément perfide !

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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