Six substances cancérigènes utilisées par l’industrie – enfin – interdites !

    Six substances cancérigènes utilisées par l'industrie - enfin - interdites ! La Commission européenne a décidé jeudi d’interdire « dans les trois à cinq ans à venir » six substances) utilisées dans l’industrie en raison de leurs dangers pour la santé. Dont trois phtalates.

    Les six substances sont le musk xylène, le diaminodiphénylméthane (MDA), l’hexabromocyclododécane (HBCDD), le bis (2-éthylexyl) phtalate (DEHP), le benzyl butyl phtalate (BBP) et le dibutyl phtalate (DBP).

    On les trouve dans la fabrication des cosmétiques,  l’industrie du bâtiment, du textile, du cuir et de l’automobile.Elles sont cancérigènes ou toxiques pour la reproduction, persistent dans l’environnement et s’accumulent dans les organismes vivants.

    Une dérogation sera toutefois accordée aux entreprises auxquelles qui bénéficient d’une autorisation d’utilisation. A la condition qu’elles prouvent avoir pris toutes les mesures de sécurité requises pour contrôler efficacement les risques. Ou encore que les avantages pour l’économie et la société l’emportent sur les risques.

    Pas d’inquiétude à avoir : si les industries doivent prouver, elles prouveront !

    Mais il est aussi prévu qu’elles « devront aussi soumettre un calendrier de substitution au cas où il existe des substances ou techniques de remplacement viables« . Et Antonio Tajani, le commissaire à l’Industrie d’ajouter : « La décision d’aujourd’hui encouragera l’industrie à développer des solutions de remplacement et elle stimulera l’innovation« .

    L’excellent homme !

    Les six substances ont été transférées de la liste des substances candidates à la liste des substances soumises à autorisation dans le règlement REACH qui concerne l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances.

    La Commission affirme vouloir garantir un contrôle approprié des risques présentés par des substances extrêmement préoccupantes et favoriser le remplacement progressif de ces substances par d’autres substances économiquement et techniquement viables.

    Parfait. Mais pourquoi attendre « trois à cinq ans » pour interdire les trois phtalates considérés comme toxiques ? Quid du « principe de précaution » inscrit dans notre Constitution ?

    Nous demandons instamment que ces trois phtalates soient interdits d’utilisation de suite et plus particulièrement dans  tous les dispositifs en contact avec les femmes enceinte et/ou les nouveaux nés.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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