traficSi vous avez des enfants, essayez d’habiter à plus de 150m d’une route à grande circulation. D’après l’INSERM ils auraient 30% de « chances » (quel mot !) de plus que tous les autres enfants, de développer une leucémie de type myéloblastique. En revanche ils ne risqueraient rien du côté des leucémies les plus fréquentes de type lymphoblastique.
    Cela est d’une piètre consolation mais on se console comme on peut.
    L’enquête menée par l’équipe Epidémiologie des cancers de l’Enfant et de l’Adolescent (EPICEA) a porté sur la totalité des 2 760 cas de leucémie infantile diagnostiqués en France métropolitaine entre 2002 et 2007 et les résultats comparés à un échantillon de 30 000 enfants témoins. Et c’est là qu’est apparue « la fréquence des leucémies de type myéloblastique … plus élevée de 30% chez les enfants habitant dans un rayon inférieur à 150 mètres des routes à fort trafic ».
    L’augmentation du risque « serait également liée à la longueur cumulée des tronçons routiers ». Ce qui veut dire que la quantité d’asphalte entourant les résidences dans un rayon de 150 mètres doit dépasser 260 mètres cumulés. Explication pour les chercheurs : l’exposition au benzène liée au trafic automobile pourrait être l’une des explications de cette association.
    En revanche rien de significatif n’a été relevé pour les leucémies lymphoblastiques comme nous l’écrivions plus haut.

    Quelques chiffres éloquents.

    En France, chaque année, les cancers touchent environ 1 700 enfants de moins de 15 ans sur une population d’un peu plus de 11 millions d’enfants. Les leucémies (cancers du sang) sont les cancers les plus fréquents chez l’enfant et représentent 470 nouveaux cas par an.

    • La majorité de ces leucémies aiguës sont de type lymphoblastique.
    • L’autre type est baptisé « myéloblastique » ou « myéloïde ». Il « affecte les cellules souches myéloïdes notamment à l’origine des globules rouges », affirme l’INSERM. C’est le plus grave et c’est celui qui apparaît comme corrélatif à la proximité de tronçons routiers de plus de 260 m au total, à moins de 150 m de distance !

    On commence à comprendre peut-être pourquoi nous insistons tant sur la nécessaire fusion du Ministère de l’Ecologie avec celui de la Santé ? Tant qu’une étroite synergie ne sera pas établie entre eux, les efforts resteront dispersés, inefficaces parce-que mal ciblés la plupart du temps.

    Mais, d’ores et déjà et pour rester dans le cadre du trafic routier, il apparaît que les véhicules électriques sont une solution à privilégier contre les nuisances de l’essence et du diesel.

    • D’abord parce qu’ils nous libéreront de notre dépendance aux pays producteurs de pétrole et de leur influence délétère sur notre économie et notre patrimoine,
    • Ensuite parce qu’ils contribueront à la réduction massive des émissions de gaz à effet de serre et de leur impact destructeur sur la biodiversité, la pollution et la santé humaine. De ce point de vue on peut même les assimiler à un « produit de santé » que l’assurance maladie devrait soutenir et promouvoir.

    La première étape sur la voie de la raison serait d’installer des bornes de recharges rapide partout et notamment aux abords des établissements sanitaires et médico sociaux… »

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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