Traitement des micropolluants dans les stations d’épuration… en Suisse !

    station-épuration
    Ce traitement des micropolluants dans les stations d’épuration suisses sera effective d’ici 2035. Résultats visés : épuration à 80%. Le financement ? Une taxe nationale.
    La méthode

    La méthode choisie par la Suisse est différente de celle de la France qui préfère réduire les émissions de micropolluants à la source alors que les Helvètes ont privilégié la réduction en aval dans les stations d’épuration (Step).

    La Suisse se considère comme le Château d’eau de l’Europe puisque Rhin et Rhône y prennent leur source. Le Rhin à lui seul est source d’eau potable pour 20 millions de personnes et le lac Léman pour 850 000 ! D’où une responsabilité internationale en matière de qualité de l’eau.

    Les stations rénovées

    L’intérêt des Suisses pour les questions environnementales étant ce qu’elle est, cette nouvelle taxe de financement est bien acceptée. La mise aux nouvelles normes des stations d’épuration passe par une série d’actions qui s’attachent :

    • A mieux informer les utilisateurs de substances ;
    • A restreindre certains usages ;
    • A pratiquer la mesure auprès des principaux émetteurs ;
    • Et surtout à mettre en place des traitements complémentaires dans les stations d’épuration pour éliminer la majeure partie des substances rejetées dans les eaux usées.

    Concrètement il s’agit de rénover le parc des stations d’épuration qui, dans sa majeure partie date des années 70. Les calculs prévisionnels assurent que le traitement des micropolluants n’augmenterait la facture de la rénovation des stations que de 10%. Surcoût jugé « raisonnable » au regard des bénéfices attendus pour l’environnement, par la C.H…qui en connaît un brin en matière de rentabilité.

    Sur quoi un vaste plan de travaux concernant 120 stations d’épuration et couvrant la période 2015-2035 a été inauguré. D’autant que 97% de la population suisse étant raccordée au réseau de collecte des eaux usées, les stations d’épuration sont nombreuses et conditionnent largement la qualité des cours d’eau où elles déversent leurs effluents.

    Le plan d’action

    En Suisse, 97% de la population est raccordée au réseau de collecte des eaux usées et les stations d’épuration sont nombreuses. Dans certains cas, elles influencent beaucoup la qualité des cours d’eau dans lesquels leurs effluents sont rejetés. C’est pourquoi le plan de rénovation vise d’abord et avant tout :

    • les Step situées sur des cours d’eau à haute sensibilité écologique
    • les Step qui assurent les débits les plus importants.

    et enfin les stations installées dans les bassins versants des lacs, en zone karstique et sur les cours d’eau servant à produire de l’eau potable.

    A quand un plan aussi ambitieux chez nous ?

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE 

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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