Une pilule qui ne pollue pas les nappes phréatiques ! On n’ose y croire….

    Une pilule qui ne pollue pas les nappes phréatiques ! On n'ose y croire….Pour éviter les effets secondaires des pilules chimiques, l’industrie pharmaceutique avait mis sur le marché en France une pilule contenant des œstrogènes dits naturels, c’est-à-dire identiques à ceux que produisent les femmes naturellement.

    Aujourd’hui les laboratoires Bayer nous proposent Qlaira® fabriquée base de valérate d’estradiol (principe actif de l’estrogène) alors que les autres pilules « classiques » sont composées d’éthinylestradiol, une hormone de synthèse.

    Qlaira® se décline en quatre dosages d’oestradiol et de progestatif adaptés aux moments du cycle. Elle se présente donc comme quadriphasique. Ces quatre dosages sont exprimés par des comprimés de quatre couleurs. Cela a pu gêner certaines femmes trouvant la prise compliquée. mais l’inconvénient est compensé par « une notice explicative indiquant la marche à suivre en cas d’oubli, pour chaque comprimé ».

    Les gynécologues de l’Hôtel-Dieu pensent que cette nouvelle pilule « devrait permettre de diminuer le risque d’accident vasculaire, à la fois artériel peut-être même veineux par rapport à aux autres pilules et même au patch ou à l’anneau vaginal« . De même diminuerait-elle les risques liés à l’association cigarette-pilule.

    Suivant d’autres déclarations Qlaira® offre  » une contraception tout aussi efficace que les pilules 3ème génération que nous connaissons aujourd’hui, mais à moindre risque vasculaire. Selon les diverses études cliniques menées, elle présente la même tolérance pour les femmes. En plus, comme elle est à base d’œstrogène naturel, elle n’a pas l’impact écologique des pilules à base d’hormones synthétiques »

    Voilà qui nous ramène au combat que nous menons à Primum-Non-Nocere concernant le rejet des substances médicamenteuses dans la nature. Dans notre ouvrage à paraître en septembre 2012 « Hippocrate au secours ! ils sont devenus fous… » nous écrivons :

     » La secrétaire d’Etat à l’écologie, a affirmé récemment dans les colonnes d’un quotidien du Mardi 24  Novembre 2009 : « On n’avait pas pris entièrement conscience du problème jusqu’à une étude récente qui a montré qu’il y avait une féminisation croissante des populations de poissons. On s’est alors rendu compte de notre manque de connaissances sur l’impact de ces rejets concernant l’environnement et la santé. On ne sait pas bien non plus quels sont les produits de  santé qui se retrouvent dans l’eau et les possibles interactions entre les différentes substances. Un recensement global sera un objectif sur le plan national ».

    Ce genre d’affirmation a de quoi nous laisser pantois puisque cela fait près de dix ans que les professionnels de santé alertent l’opinion publique et les autorités dites compétentes sur cet état de choses; proposent que l’indice PBT devienne un critère de choix majeur comme il l’est dans d’autres pays ! Et ils s’aperçoivent, en fin de compte, que le Ministère de tutelle, chargé tout spécialement de l’écologie, ne fait que prendre conscience du problème avec une touchante naïveté ».

    L’innovation qui consiste à mettre sur le marché une pilule « naturelle » a donc de quoi nous réjouir.

    Parallèlement à Bayer, le laboratoire Themarex présente « la 1ère et seule pilule monophasique à l’oestrogène naturel » qu’il appelle Zoély®. L’avantage de celle-ci ? Elle est monophasique 24/4, chaque plaquette présentant 24 comprimés actifs et 4 placebos. Donc une prise continue, aucune interruption entre deux plaquettes, conduite simplifiée en cas d’oubli.

    Ces pilules naturelles pourraient être réservées à toutes les femmes, à condition de respecter les contre-indications habituelles de tout œstroprogestatif oral.

    Nous en acceptions l’augure….

    C’est le moment ou jamais, dans la tourmente où se trouve l’AFSAPS suite à un certain nombre d’affaires qui ont ému l’opinion publique à juste titre, d’exiger l’automaticité d’une étude d’impact environnementale avant toute délivrance de  l’autorisation de Mise sur le Marché ( AMM) d’un médicament humain.

    Comme cela se fait dans le domaine vétérinaire ! Que nous sachions, les molécules sont les mêmes. Pourquoi deux poids et deux mesures au détriment de nos eaux de boissons et de la santé publique ?

    En attendant nous vous indiquons le pré-programme de la Réunion du C2DS qui aura lieu le 7 juin à Paris sur le thème :

    APPROCHE DURABLE DU MEDICAMENT EN ETABLISSEMENT DE SANTE.

    La France est un des plus gros consommateurs de médicaments en Europe. D’après un rapport de la cour des comptes, les établissements de santé achètent 4 milliards d’euros de médicaments chaque année.  Ils sont bien sûr incontournables mais comment limiter les pollutions qu’ils occasionnent notamment des emballages divers et nombreux et des résidus persistants dans l’eau. Nous vous invitons à faire un point sur la question avec des experts du médicament, des achats, de la gestion des déchets, etc : état des lieux, enjeux, outils d’amélioration, nouvelles règlementations à venir seront présentés.

    Jeudi 7 juin 2012  – 9h – 16h30 – Paris   

    9h30-10h15  : MEDICAMENT ET POLLUTION DE L’EAU – ETAT DES LIEUX

    10h15-11h00 : COMMENT LIMITER LA POLLUTION A LA SOURCE  : ‘’L’INDICE PBT’’ APPLIQUE AUX MEDICAMENTS.

    11h30-12h30 : COMMENT TRANSPOSER CETTE INITIATIVE EN FRANCE

    13h45-14h30 : ACHATS DE LA PHARMACIE

    14h30 -16H30 : LA RÉGLEMENTATION

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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