VACCINER OUI ! MAIS UNIQUEMENT CEUX QUI EN ONT BESOIN….

    vaccinsVACCINER OUI ! C’est un devoir de santé publique.
    Mais uniquement ceux qui n’ont pas d’anticorps*…

    L’importance de la politique vaccinale est indiscutable pour assurer la santé publique. Les Français n’ont plus confiance dans les vaccins, le corps médical est divisé. Nous proposons donc une approche complémentaire plus réfléchie et plus sécurisée.

    Tous les êtres humains ne sont pas égaux face à la maladie et aux virus. Le calendrier vaccinal identique pour tous est il au 21ème siècle la solution la plus optimale ?

    Pas si sur !

    Il s’avère que la « sérologie vaccinale* » est une démarche simple, peu pratiquée (pourtant remboursée), très rarement prescrite qui mérite réflexion…Cette méthode revient à faire dosage d’anticorps qui renseigne sur l’état immunitaire de la personne pour déterminer ainsi si la vaccination réalisée a été efficace, et si les anticorps présents nécessitent un rappel.

    Une expérience menée en 2015 sur plus de 140 professionnels de santé d’un hôpital Parisien à Sarcelles (pour doser les anticorps de quatre vaccins : Hépatite A, Hépatite B, Tétanos, Polio) présente des résultats inattendus. Cette étude organisée par la CNMSE et financée par le Conseil Régional d’Ile de France a été réalisée avec la participation de la médecine du travail. Un laboratoire indépendant (Labo XV à Paris) a analysé les données, Les résultats doivent nous permettre d’inventer une stratégie vaccinale plus ciblée et moins couteuse.

    Soit ils sont faux, soit ils doivent nous inciter à aller plus loin dans l’analyse :

    63% des personnes sont protégées contre l’hépatite A
    78 % des personnes sont protégées contre l’hépatite B
    93 % des personnes sont protégées contre le tétanos
    63 % des personnes sont protégées contre la polio

    La majorité des personnes de l’échantillon n’ont donc pas besoin de rappel, raison pour laquelle il simple impératif d’individualiser l’acte vaccinal et de sortir du calendrier vaccinal identique pour tous .C’est ce que le C2DS® a proposé au ministre de la santé dans le cadre de ses travaux sur le Plan Nationale Santé Environnement (PNSE3).

    Cette expérimentation a également démontré l’utilité de créer un carnet de vaccination électronique, pour garder une traçabilité exhaustive des dates et sources de vaccinations, ce qui n’est pas le cas actuellement…

    Mais surtout cela montre que faire des « rappels », à date fixe, est inutile dans une majorité des cas et couteux.

    Face à ces résultats, l’état ne pourrait il pas lancer une grande étude sur une population plus importante pour connaître précisément la situation de cette « couverture vaccinale » ? Déterminer ainsi l’efficacité des vaccins, leurs couts précis pour la société (en intégrant les vaccins eux mêmes et les couts associés) et les comparer aux couts d’un programme de sérologie vaccinale. Cela permettrait aussi de rendre plus transparentes les dépenses relatives aux vaccins qu’il est très difficile de se procurer… (A priori les seules informations disponibles datent de 2011, les dépenses seraient de 400 millions d’euros par an source « cour des comptes » rapport de 2012 sur la politique vaccinale en France.)

    Nous pensons également qu’à l’issue d’une telle expérimentation -à grande échelle-une proposition de projet de loi pourrait généraliser la sérologie vaccinale et modifier les sanctions prévues (1).
    Ces sanctions devraient être reliées à la sérologie et non pas au calendrier vaccinal…

    « La sérologie vaccinale est un acte de santé publique qui permet de réduire les dépenses de santé, de réduire les impacts liés à la vaccination, de sécuriser les process et de rendre plus transparent un système actuellement décrié, tout en améliorant la santé publique. C’est la RSE appliquée collectivement à notre politique de santé »
    Olivier TOMA
    www.politiquedesante.fr

    (1) « la personne qui exerce l’autorité parentale doit s’assurer que son enfant est à jour des vaccins obligatoires. En cas de manquement, elle peut être punie de 1500 euros d’amende »
    En outre, la personne qui exerce l’autorité parentale qui refuse de faire vacciner son enfant ou entrave son exécution peut être punie de 6 mois de prison et de 3750 euros d’amende.

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