114 000 tonnes de déchets chimiques….et combien de dioxine cachée dans le tas ? Mystère.

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    114 000 tonnes de déchets chimiques….et combien de dioxine cachée dans le tas ? Mystère.Dans le Jura : 114.000 tonnes de déchets chimiques. Combien de dioxine ?

    Voici une information que nous devons au Journal du Jura et au journaliste Philippe Oudot. Information qui ne manquera pas de nous plonger dans la perplexité après que tant de catastrophes et d’alertes auraient dû mobiliser les autorités responsables.

    Voici les faits. Le Dr Philippe Wacker, de Bure, a récemment jeté un pavé dans la mare en qualifiant de “chape de plomb” le silence assourdissant de la chimie bâloise et des autorités jurassiennes concernant l’assainissement de la décharge de Bonfol, qui a été bloqué depuis le 7 juillet dernier suite à une très violente explosion survenue dans la halle construite pour mener à bien cette opération !

    Or, parmi les 114 000 tonnes de déchets chimiques déposés entre 1961 et 1976, on estime qu’il y a très probablement de grosses quantités de dioxine dite de Seveso – la plus toxique et dangereuse – dans cette décharge.

    La dioxine, précise l’article, est en fait un résidu issu de la fabrication de produits chimiques, notamment du triclosan, agent antifongique et antibactérien. Or, la dioxine est « un élément hautement toxique qui persiste de très nombreuses années et contamine toute la chaîne alimentaire », souligne Philippe Wacker.

    On pourrait donc avoir à subir la même  catastrophe que celle qui avait frappé Seveso en Lombardie en Juillet 1976 où un  nuage avait intoxiqué l’environnement sur plus de 1800 Ha. Cela est tout à fait envisageable à Bonfol aussi où des fûts contenant de la dioxine ont été enfouis sans que la chimie bâloise ait jamais voulu révéler ce que contient précisément la décharge – et a fortiori la quantité de dioxine déversée – précise l’information. Ce qui n’est pas fait pour nous rassurer.

    La police scientifique de Zurich estimé que l’explosion a été provoquée par la présence de chlorates (hautement volatils) en interaction avec d’autres composants chimiques, le tout formant un mélange détonant. La déflagration aurait été provoquée par le frottement du godet de la pelleteuse sur ces déchets.

    Et les Jurassiens (qu’ils soient Suisses ou Français) ne sont pas au bout de leur peine, puisque la BCI n’a pu éliminer que 4000 tonnes de déchets. Qui plus est, certains soupçonnent l’existence d’un, voire de deux autres sites contaminés.

    Quoi qu’il en soit, affirme le Dr Wacker, le machiniste – et avec lui toute la région – a eu beaucoup de chance que son coup de pelle ne passe pas à côté d’un de ces fûts contenant de la dioxine. « Bonfol a donc échappé à un nuage toxique potentiellement mortel qui aurait pu toucher toute l’Ajoie et la France voisine si la halle de traitement avait cédé. Et il s’en est fallu de peu, car c’est l’ouverture de 40 clapets de décompression qui ont permis à la halle de rester en place».

    Ouf ! Dans ce contexte, le médecin dénonce ce qu’il considère comme une véritable omerta. La chimie bâloise reste en effet muette comme une carpe à propos du contenu de la décharge. S’agissant des autorités du canton du Jura, il les accuse de rester d’une passivité incompréhensible et coupable. Quant aux médias et aux politiciens qu’il a contactés, personne ne bouge. En attendant, certains assurent que “la décharge est en train de contaminer les eaux souterraines ! »

    La BCI (Basler Chemische Industrie qui regroupe huit très grosses sociétés chimiques et pharmaceutiques dont le laboratoire Roche) assure travailler à améliorer la sécurité
    et mener une série d’études qui permettraient d’entreprendre les premiers travaux d’assainissement durant les premiers mois de 2011. Acceptons en l’augure.

    En tout cas, assure Berhnard Scharvogel, son chargé de commuication, les mesures effectuées par des pompiers français spécialisés tant à Bonfol que dans la localité de Pfetterhouse, en France voisine, ont démontré que ni la population, ni l’environnement n’avaient été mis en danger. Encore heureux….!

    Merci aux pompiers français donc. Et espérons que  nos  voisins Suisses sauront se battre pour qu’eux et nous n’ayons pas à subir les horreurs d’un nuage toxique qui n’aura peut-être pas le bon goût de s’arrêter à nos frontières, comme celui de Tchernobyl…..d’autant que depuis, Schengen est passé par là.

    Olivier TOMAPrimum Non Nocere

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