PE : La chimie condamne les mères à contaminer leurs bébés.

    Un  colloque s’est tenu à Paris intitulé «Halte à la contamination chimique des femmes enceintes et des bébés !» destiné  à promouvoir une meilleure prévention de la contamination chimique des femmes enceintes et de leurs bébés. Notamment par les perturbateurs endocriniens auxquels on attribue la responsabilité depuis soixante ans, de la baisse de la fertilité masculine et de l’augmentation des cancers du sein et de la prostate.

    Nocivité confirmée par de nombreuses études qui ont convaincu l’OMS, l’UE et l’OCDE….sans que cela ait empêché que les biberons soient passés du verre au plastique, lequel, soumis à la chaleur, largue du bisphénol A; que les pigments des jouets soient saturés de plomb, les jouets en vinyle abreuvés de phtalates ainsi que les produits de soin (lingettes, crèmes, savons) qui offrent, en prime, de belles réserves de parabène et autres agents de conservation, tous perturbateurs endocriniens.

    Conséquences

    Dans l’enfance.
    Malformations de l’appareil reproducteur, atteinte du système nerveux central, retard de croissance intra-utérin, problèmes d’apprentissage dans l’enfance, troubles du comportement. A l’âge adulte.
    Baisse de fertilité, cancers, diabète de type II, obésité, etc.

    Le pire (si on peut établir une hiérarchie dans ce drame) c’est que c’est  la maman enceinte, qui joue sans le savoir le rôle de transmetteur à son fœtus qui devrait, au contraire, bénéficier d’un équilibre hormonal rigoureux.

    Comment fait-elle ? En mettant son bébé en contact avec les antibactériens, les pesticides, les phtalates et autres alkylphénols contenus dans les produits ménagers qu’elle utilise innocemmemnt, sans oublier les cosmétiques et leurs parabènes, l’alimentation gorgée de pesticides. Tous, autant de dangers pour le futur bébé.

    Danger mis en évidence par un rapport de 2011 «Les perturbateurs endocriniens : un enjeu sanitaire pour le XXIe siècle», qui affirme que les PE «constituent une bombe à retardement, les effets pouvant ne se manifester qu’à l’âge adulte et se transmettre d’une génération à l’autre (effet transgénérationnel)».

    Sans qu’on ait vu de vigoureuses mesures se mettre en place

    Pourquoi ?

    Chez nous on a fait de ce combat contre les PE une priorité en 2014 en décrétant «une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens» (SNPE). Si bien que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a pu déclarer : «Les résultats ont montré que des situations d’exposition présentant un risque potentiel pour le développement embryonnaire ou fœtal peuvent exister, suite à une exposition au travail de femmes enceintes à certains produits de consommation contenant du toluène, n-hexane ou cis-CTAC».

    C’est beau comme de l’antique. Mais…

    Mais il y a cette Europe dont nos amis britanniques commencent à se lasser à juste titre quand on sait que notre ministre a dû taper sur la table et menacer de « poursuivre la Commission européenne si les critères censés réglementer les produits reconnus comme des perturbateurs endocriniens devaient être trop accommodants avec les industriels« . Et nous ne serions pas seuls puisque la Suède, dont les oreilles commencent à chauffer malgré son climat nordique, est décidée elle aussi à poursuivre la Commission.

    La dite Commission devant normalement publier une liste de critères définissant ces agents chimiques soupçonnés d’être à l’origine de maladies graves. On attend toujours…

    «Si une substance est un perturbateur endocrinien avéré, elle doit être retirée du marché», affirme Ségolène Royal.

    Nous ne saurions mieux dire mais nous préférerions un rapide passage à l’acte.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    http://politiquedesante.fr/2016/05/30/linserm-produit-des-videos-educatives-sur-les-perturbateurs-endocriniens/

    http://politiquedesante.fr/2016/03/29/segolene-royal-reveille-lue-sur-la-question-des-perturbateurs-endocriniens-et-enfonce-le-clou-sur-le-bisphenol-a-2/

    http://politiquedesante.fr/2016/01/18/150-milliards-deuros-par-an-tel-est-le-cout-des-perturbateurs-endocriniens-pour-leurope/

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