La COP23 est organisée par les îles Fidji fin 2017

    Les iles fidji organisent la COP23

    Mais la COP23 aura exceptionnellement lieu à Bonn, en Allemagne. C’est ce qu’ont annoncé conjointement la présidence marocaine de la COP22 et les autorités fidjiennes. Décision prise pour des raisons logistiques et logiques : les Fidji ne sont pas en mesure d’accueillir 15 à 20 000 personnes sur un seul site et de les loger à proximité. Bonn est le siège de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui chapeaute ces négociations entre plus de 190 pays.
    Pourquoi les Fidji alors ?

    Les responsables fidjiens répondent : Nous somme un « petit Etat insulaire du Pacifique, nous avons besoin de montrer au monde les problèmes que nous traversons », et de mettre en exergue le lien entre « changement climatique et développement ».

    C’est, qu’en effet, la hausse du niveau des océans et l’accentuation de certains phénomènes météorologiques extrêmes, s’avèrent particulièrement préoccupants pour les petits Etats insulaires du Pacifique. D’où l’accord de partenariat contre ce danger, intervenu récemment entre les Fidji et La Réunion.

    Dans ce rôle d’organisateur, La République des Fidji – premier petit Etat insulaire du Pacifique à assumer une telle responsabilité – pourra compter sur l’aide du Maroc, a assuré le président marocain de la COP22.

    Un bilan provisoire

    Rappelons que la COP22, chargée de faire progresser les récents accords de Paris, vient de clore ses travaux. Mais sans avoir encore réglé de manière satisfaisante l’aide financière prévue pour que les pays en développement sortent du recours aux énergies fossiles, dont le charbon surtout. Ni celle qui devrait leur permettre de faire face aux impacts du réchauffement : sécheresses, inondations, hausse du niveau des océans, qui restent des questions brûlantes (sans jeu de mots).

    La COP23 pourra-t-elle faire avancer les choses ?

    L’accord de Paris signé à l’issue de la COP21, engageait la communauté internationale à contenir la hausse des températures mondiales « bien en dessous de 2°C » et demandait aux pays membres de revoir à la hausse les engagements qu’ils avaient pris en ce sens, dans la mesure où ces engagements étaient encore insuffisants pour respecter cette limite définie par les scientifiques dont il faut pourtant rappeler qu’ils ne sont pas d’accord entre eux.

    Mais il est évident que quand la population humaine passe de 1 à 7 milliards d’individus (qui consomment, génèrent des déchets, conduisent…) en deux siècles, il semble impossible de continuer à polluer et exploiter nos ressources sans agir. Cependant, on voit, à la lecture de ces deux derniers paragraphes et aux contradictions qu’ils soulignent, que les questions encore en suspens à résoudre ne manqueront pas de conditionner cette COP23.

    Pourra-t-elle les faire avancer ? Et était-il nécessaire de réunir à grands frais « 15 à 20 000 personnes » de toutes nationalités en Allemagne pour cela ? Soient une moyenne de 100 personnes par délégation ? L’avenir prochain nous dira si une si grande agitation était nécessaire.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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