Phtalates et fast-foods : des complices avérés.

    Les phtalates imprègnent les sachets dans lesquels les « fast-food » vous livrent hamburgers et fritures. Et, de là, investissent votre organisme.
    • 8 877 volontaires ont  été suivis par des chercheurs américains.
    • On a demandé à chacun d’indiquer la quantité de frites, de hamburgers, de nuggets et autres produits consommés issus de la restauration rapide dans la journée précédent le contrôle.
      Puis on est passé aux tests urinaires pour mesurer les taux de phtalates.

    Résultats

    « + 40% pour les plus grands adeptes comparé aux personnes n’ayant pas poussé la porte d’un fast-food dans les 24 dernières heures.

    Contre 23,8% pour les gourmands plus raisonnables »

    Etude établie par la George Washington University Milken Institute School of Public Health. Et qui montre que les aliments les plus nocifs sont : la viande, les pains, les gâteaux, les pizzas, les burritos, les plats de riz et les nouilles chinoises.

    On retrouve ces phtalates dans les emballages et les produits laitiers.  Ils « prennent la forme d’un liquide visqueux, transparent, incolore, avec peu ou sans odeur ». Ils sont très peu volatils et  présentent une affinité avec les graisses et sont utilisés comme plastifiant.

    Les phtalates ont été interdits depuis la directive européenne n°2007-19 du 30 mars 2007 car ils provoquent des risques d’infertilité. De plus, on les soupçonne d’être à l’origine  de cancers hormono-dépendants, de la diminution de l’immunité et d’une atteinte de l’appareil cardiaque, des reins et du foie. Cela fait beaucoup comme on le voit !

    Cerise sur le gâteau, l’étude a montré que « les consommateurs réguliers de viande dans les fast-food étaient fortement intoxiqués par le Bisphénol A, contrairement aux résultats établis par de précédentes publications scientifiques ».

    Des phtalates envahissants

    Quand on sait qu’on retrouve ces phtalates dans la composition des médicaments mais aussi dans votre saladier habituel, dans votre bouilloire, vos boîtes de conserve, les canettes de soda et la poêle à frire, sans oublier – dans le domaine de la santé – les tubulures et les poches de produits sanguins, tous objets en plastique ou enduits de plastique on comprend que le combat n’est pas terminé pour les éradiquer définitivement.

    Liste à laquelle il ne faut pas oublier d’adjoindre les PVC. Quoiqu’interdits dans les produits alimentaires par la Chambre des députés, leur interdiction n’a pas été confirmée par le Sénat et les lobbies ont encore de beaux jours devant pour retarder encore l’adoption d’une loi qui s’avère de plus en plus impérieusement nécessaire.

    Sans oublier le polyéthylène de téréphtalate (PET), notamment utilisé dans les bouteilles d’eau du commerce et qui contient des phtalates susceptibles de contaminer les liquides…

    Bref, la lutte contre ces poisons industriels que sont les phtalates ne fait que commencer

    Un ministère qui avance à reculons ?

    Dans le domaine de la santé, l’inertie et la mauvaise volonté mettent nos nerfs à rude épreuve.
    Qu’on en juge : en 2015 le ministère de la santé décide que  les établissements de santé doivent utiliser les dispositifs médicaux « contenant la proportion de phtalates la plus faible« . C’est une position assez peu crédible mais, décidant de jouer le jeu, nous faisons remarquer aux autorités de tutelle que l’étiquetage de la composition des dispositifs médicaux n’étant pas obligatoire, nous ne pouvons connaître leur composition et sommes dans l’impossibilité de choisir « la proportion la plus faible » de phtalates.

    Aucune suite n’est donnée à un courrier auquel on ne daigne même pas répondre….

    Nous nous tournons alors vers notre partenaire, la CAHPP avec qui nous adressons à 170 industriels un courrier leur demandant de préciser la composition de leurs produits, pour être certain de leur innocuité pour nos patients.

    Seul 10 d’entre eux nous répondent !

    Dire que nous n’avançons pas est un euphémisme.

    Nous ne désarmons pas pour éradiquer les phtalates

    Nous venons de relancer le Ministère par courrier pour lui presser d’imposer un étiquetage aux industriels

    Dans le même temps nous relançons les 160 fournisseurs qui n’avaient pas répondu à notre première sollicitation.

    En clair nous faisons le job du ministère sans en avoir les moyens…

    Et pendant ce temps nous achetons, prescrivons des dispositifs médiaux qui sont fabriqués à base de produits dont certains sont considérés CMR ( cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques)…

    Quel chantier!

    Qui a intérêt à favoriser l’utilisation des phtalates ?

    Nous nous demandons avec perplexité qu’est-ce qui fait que le ministère de la santé – qu’il soit de gauche ou de droite – agit comme un frein permanent et perpétuel qui  bloque des avancées en santé ? Des avancées qui permettraient de réduire les maladies tout en optimisant les dépenses ?

    Il y a un élément de l’équation qui nous échappe sans doute….. peut-être parce-que  n’étant pas très avouable, on fait tout pour nous le dissimuler.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    http://politiquedesante.fr/2015/01/09/quand-en-finirons-nous-avec-ces-phtalates-qui-attaquent-le-cerveau-de-nos-enfants/

    http://politiquedesante.fr/2015/10/28/la-peau-laisse-passer-certains-poisons-chimiques-presents-dans-lair-les-phtalates/

    http://politiquedesante.fr/2012/12/07/enfin-8-phtalates-nocifs-traques-par-une-nouvelle-methode-de-detection-et-de-dosage/

    http://politiquedesante.fr/2012/09/11/asthme-et-inflammation-les-cadeaux-que-font-les-phtalates-a-nos-enfants/

    http://politiquedesante.fr/2012/09/06/recommandations-portant-sur-les-phtalates-dans-les-dispositifs-medicaux-annexe-de-la-page-95-du-livre/

     

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