Moins 40% de CO2 d’ici 2030 ? Un objectif ambitieux pour l’UE.

    © Copyright 2012 CorbisCorporationC’est ce qu’envisagent les législateurs de l’Union Européenne qui voudraient doubler ses objectifs de réduction des gaz à  effet de serre d’ici 2030. Projet qui s’accompagnerait d’un objectif plus contraignant sur l’utilisation des énergies renouvelables.

    Une proposition législative en ce sens devrait être présentée vers la fin 2013.

    Deux objectifs juridiques seraient définis pour suivre les trois objectifs d’énergie verte qui expirent, eux, en 2020 et qui se définissaient ainsi :

              Réduction de 20% des émissions de CO2

              Amener à 20% la part d’énergies renouvelables

              Améliorer les économies d’énergie de 20%.

    Nous passerions donc en 2030 à :

              réduction des émissions de CO2 : 40%,

              utilisation des énergies renouvelables : 30%.

    On remarque qu’on est passé de 3 objectifs (en 2020) à  2 (2030).

    De plus certains commissaires sont opposés à ces nouveaux objectifs tels que définis !

    Bref  l’accouchement est difficile.

    Au-delà de la réduction des émissions domestiques de 40%, une autre source a indiqué que L’Union Européenne  songerait à des réductions supplémentaires si un objectif mondial sur le changement climatique était mis en place, sous réserve de compensations internationales. C’est ainsi que les experts de la Commission étudient  l’impact économique qu’entraînerait une réduction de 35 à 45% de CO2   .  

    Voilà qui pourrait intervenir sur le débat international lié au changement climatique et sur le marché européen du permis carbone en forte baisse actuellement.

    Notons que ces nouveaux objectifs européens, s’ils sont adoptés, apparaissent comme les plus ambitieux au monde. Ni les USA ni l’Australie ne semblent prêts à leur emboîter le pas.

    Du côté des écologistes on voudrait un objectif à – 60% de CO2 d’ici 2030 (!) car, d’après les « Amis de la Terre » : « Les chiffres de gaz à effet de serre que la Commission envisage actuellement ne nous donnent qu’une probabilité de 50% de prévenir le changement climatique », le pragmatisme politique à court terme l’emportant sur la science, d’après eux.

    Quant aux  Etats Membres ils nous rappellent l’attitude des rois grecs pour décider d’entrer en guerre contre Troie. Le Danemark propose trois objectifs;  la Grande-Bretagne n’adhère qu’à la réduction des émissions; et la Pologne pense « qu’il  ne faut pas faire de promesses avant qu’un accord mondial ne soit conclu« .

    C’est à dire aux calendes grecques ?……pour rester dans la métaphore homérique.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

     

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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