Le trio infernal : Changement climatique, Activités humaines et Covid-19…

    Le trio infernal : Changement climatique, Activités humaines et Covid-19…

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    Les conséquences de l’activité humaine entraînant le Covid-19

    Ebola, grippe aviaire, Dengue , ZIKA, comme le Coronavirus se diffusent à cause de l’activité humaine.

    Les oiseaux ont transmis la grippe aviaire à cause des élevages intensifs forçant les contaminations inter-espèces.

    La déforestation a accéléré la propagation d’EBOLA. Les moustiques tigre peuvent transmettent à eux seuls 3 maladies mortelles pour l’humain : le chikungunya, la dengue et le Zika. Si l’insecte vit à l’origine dans les forêts tropicales d’Asie du sud, ce sont les échanges internationaux qui ont favorisé sa dissémination à  travers le monde.

    65 % des maladies infectieuses sont des zoonoses, c’est-à-dire des agents pathogènes transmis des animaux à l’homme.72 % trouvent leur origine dans le monde sauvage.

    La perte de biodiversité favorise l’émergence de virus tel que le covid-19. De nouvelles études pointe la responsabilité de l’activité humaine et de la destruction de la biodiversité dans l’apparition de nouveaux virus venus du monde animal, tel le coronavirus. Les chercheurs de l’école vétérinaire de l’université de Californie ont étudié 142 cas de Zoonoses virales. « Parmi les espèces sauvages menacées, celles dont les populations sont en baisse en raison de l’exploitation et de la perte d’habitat partagent plus de virus avec les humains ». La première cause de perte de biodiversité est le changement d’usage des sols au profit d’une agriculture de plus en plus industrialisée, pour satisfaire un régime alimentaire de plus en plus mondialisé, de plus en plus carné, gras et sucré…

    38 % des antibiotiques et 73 % des produits antimicrobiens dans le monde sont destinés aux animaux d’élevage. L’OMS estime que l’antibiorésistance pourrait tuer 10 millions d’humains tous les ans, si rien n’est fait, d’ici 2050 alors qu’elle cause déjà 12500 morts par an en France…

    Une autre étude publiée par des chercheurs de HARVARD décèle un taux de mortalité plus élevé chez les personnes qui ont vécu entre 15 et 20 ans dans des zones polluées aux particules fines…

    Une autre étude italienne avance l’existence d’une relation entre les taux de particules PM10 et PM 2.5, en suspension dans l’air, et le nombre de personnes atteintes de coronavirus .En même temps, l’université de Bologne conclue

    «  les poussières transportent les virus. Ils agissent comme porteurs , plus il y en a, plus on crée des autoroutes pour les contagions ».

    On sait par ailleurs que si les émissions de gaz à effet de serre ne chutent rapidement, des territoires de la planète abritant un tiers de la population humaine vont devenir “aussi chauds que les zones les plus chaudes du Sahara” d’ici à 50 ans, alerte une étude publiée le 4 mai 2020 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences

    En France, notre président a affirmé récemment :

    “Je dis à tous les pays développés, n’attendez pas le réveil climatique [qui nous fera] vivre ce qu’on est en train de vivre sur le plan sanitaire”, exhorte Emmanuel Macron dans une interview au Financial Times le 16 avril. Alors que des “choix très profonds, très brutaux” sont effectués pour sauver des vies, il doit en être “de même” avec le risque climatique. Car le Covid-19 nous fait faire “l’expérience de notre vulnérabilité”, incitant à changer de modèle pour atteindre la résilience. Le président étant persuadé qu’à l’issue de la crise, plus personne n’acceptera de respirer un air pollué »

    Plus que jamais les dimensions de RSE doivent être présentes suite au Covid-19

    Il est donc grand temps d’intégrer dans nos politiques et dans nos organisations les dimensions RSE et Santé environnementale pour proposer à nos enfants un monde plus viable.

    Le secteur de la santé se doit d’être exemplaire et pédagogique sur ces sujets pour donner « l’élan » . Les professionnels y sont prêts, il faut maintenant leur donner les moyens adaptés et pluriannuels pour leur permettre d’assumer leur mission de santé publique.

    Le Covid-19 doit être un exemple, ne mettons pas en place des solutions ponctuelles qui soient de nature à générer d’autres externalités négatives. Les solutions mises en œuvre pour lutter contre la propagation de ce virus doivent être éco-conçues.

    Le PNSE 4 (Plan National Santé Environnement) peut devenir la base d’un plan SANTÉ 2030.

    Olivier Toma

     

     

    image : freepik

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