L’Air pollué aggrave les maladies cardiovasculaires


    400 000 décès chaque année en Europe
    ! Pour 80% ces décès sont le résultat de maladies cardiovasculaires et crises cardiaques dues  à la pollution de l’air. 42 000 mesurent le nombre de ces décès prématurés dus à la pollution de l’air en milieu urbain pour le France en 2014.

    Quelle politique ? Quelles mesures concrètes ?

    Et  la Fédération Française de Cardiologie de s’interroger sur ce nombre élevé de morts évitables et de se tourner vers les responsables politiques pour définir les moyens de combattre les maladies cardiovasculaires.

    Certes il existe un Plan National Santé Environnement pour 2015-2019 visant à l’amélioration de la qualité de l’air, mais du plan à l’action concrète il y a de longs délais de mise en œuvre, déplore la Fédération, qui ne voit pas apparaître sur le terrain de réels moyens pour lutter efficacement contre l’émission des polluants atmosphériques. Donc pour diminuer les maladies cardiovasculaires qu’elle entraîne.

    Les risques sanitaires dus aux particules

    Les populations citadines sont soumises à l’agression permanente de particules et polluants qui fragilisent l’appareil respiratoire et multiplient les risques de troubles cardiovasculaires. Donc il est logiquement à craindre une augmentation d’affections souvent mortelles telles  l’infarctus du myocarde, l’angine de poitrine, les troubles du rythme cardiaque, l’accident vasculaire cérébral, les coronaropathies, si rien de réellement concret n’est entrepris.

    D’autre part il est facile de constater une augmentation des troubles respiratoires (essoufflement, sifflement, palpitations) lors des pics de pollution. Ce qui doit alerter les citoyens qui en sont affectés (et les pouvoirs publics)  en tant que  symptômes annonciateurs  d’une vulnérabilité  particulière à cette pollution atmosphérique et aux conséquences qu’elle entraîne sur la santé et la vie de ces personnes.

    La pollution entraîne ainsi deux conséquences inévitables:

    Immédiate :

    • une augmentation de la mortalité chez ceux qui sont déjà atteints d’une pathologie cardiovasculaire,
    • une surcharge du système de santé par les personnes atteintes – consultations et hospitalisations – avec une lourde augmentation des coûts entraînés par la situation.

    A terme :

    • la pollution entraîne d’abord une altération de la viscosité sanguine, une augmentation de la coagulation, une réduction de la saturation en oxygène, un transport des particules dans le sang d’où découle un risque accentué de thrombose périphérique.

    Un risque auquel personne n’échappe

    La position de la Fédération Française de Cardiologie est limpide en matière de pollution de l’air : tout le monde y est exposé et potentiellement futur malade cardiovasculaire

    • les enfants : parce-que leurs poumons se développent jusqu’à l’âge de 8 ans environ, notamment leurs alvéoles pulmonaires.
    • les personnes âgées : la diminution de leurs défenses respiratoires et le vieillissement de leurs tissus en font des cibles de choix.
    • L’état de santé des malades déjà atteints de pathologies chroniques, comme une (insuffisance cardiaque ou coronarienne),ne peut que s’aggraver du fait de l’augmentation de la viscosité sanguine et la modification de leur rythme cardiaque,
    • les fumeurs, dont l’addiction diminue la résistance d’un appareil respiratoire maltraité en état d’irritation permanent.
    • les familles défavorisées qui vivent souvent dans des lieux où l’exposition aux polluants de l’air est plus accentuée.

    Le bon sens  » la chose du monde la mieux partagée  » d’après Descartes.

    Pour pallier la carence des mesures administratives et politiques qui seules pourraient renverser la vapeur à l’échelle nationale, la Fédération Française de Cardiologie rappelle quelques mesures de bon sens à la portée de tous les citoyens.

    Nous vous les indiquons ci-dessous :

    • limiter l’utilisation de la voiture pour se rendre au travail, utiliser les modes de transports adaptés (marche, vélo, transports en commun, etc.),
    • réduire les déplacements sur les grands axes routiers, notamment pendant les heures de pointe,
    • éviter l’usage des produits à base de solvants (pesticides, peinture à l’huile, essence, etc.),
    • utiliser les combustibles les moins polluants,
    • entretenir et régler les appareils de chauffage et les véhicules,
    • préférer des appareils électroménagers écologiques,
    • privilégier un véhicule hybride ou électrique plutôt qu’à essence,
    • éviter le gaspillage d’énergie (électricité, chauffage, gaz),
    • opter pour le tri sélectif, les produits recyclés,
    • ne pas fumer dans la maison car c’est la première source de pollution.

    Que faire pendant les pics de pollution ?

    La Fédération conseille de :

    • limiter les activités physiques et sportives intenses en intérieur ou extérieur,
    • vérifier la ventilation (chargée en polluants et allergènes) dans les salles de sport,
    • vous informer régulièrement via les sites experts de l’état de la pollution avant tout type d’activité.
    • Renouveler l’air de la maison – à quelques jours d’un pic de pollution – deux fois par jour pendant 10 minutes pour une bonne oxygénation des lieux,
    • diminuer l’humidité et la concentration de polluants,
    • rester vigilant sur les signes d’alerte tels que : malaises, maux de tête, sensation de faiblesse, vertiges, fièvre, etc. Ils doivent être pris au sérieux et amener à consulter.

    Bien entendu en cas de symptômes alarmants, La Fédération française de cardiologie recommandé de consulter un professionnel de santé : pharmacien, médecin, cardiologue, urgentiste ou de contacter la permanence sanitaire locale…quand il y en a une.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/docannexe/file/2751/219_dab_w.pdf

    http://politiquedesante.fr/2015/12/11/la-pollution-de-lair-et-lhecatombe-europeenne/

    http://politiquedesante.fr/2013/10/30/le-combat-pour-la-qualite-de-lair-exterieur-et-interieur-mobilise-les-bonnes-volontes/

    http://politiquedesante.fr/2013/10/21/loms-est-categorique-la-pollution-de-lair-et-les-particules-fines-sont-des-cancerigenes-indiscutables/

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