Une crise sans précédent du miel en France en 2019

    Une crise sans précédent du miel en France en 2019

    Canicule et sécheresse succédant à un printemps très froid et pluvieux ont mis à rude épreuve les apiculteurs et les ruches bien sûr. A tel point que l’Union Nationale des Apiculteurs annonçait il y a peu qu’il n’y aurait pas de miel dans les ruches en 2019, année qui risque de battre les records de 2016 où seulement 10 000 tonnes de miel avaient été récoltés, soit deux fois moins qu’en 2015, ou presque.

    2018 avait permis de remonter le handicap avec 28 000 tonnes, mais on assiste à un effondrement pour cette année où les ruches n’auraient pas donné la moitié de ce qu’elles auraient dû de miel pour l’instant. On s’attend donc à une chute de 70% de la production de miel.

    Cette crise touche particulièrement la région Drôme-Ardèche où le premier bilan est mauvais. On espère que le miel de lavande encore à venir remontera les chiffres mais de toute façon l’année sera très difficile pour les apiculteurs.

    On se dirige donc vers une pénurie en 2019

    Ce sont surtout les miels de ronces, de trèfle blanc, de châtaignier et de bruyère qui sont touchés sur tout le territoire. Sauf en Bretagne.

    Beaucoup d’apiculteurs auront une récolte nulle qui avaient espéré se rattraper en été des mauvais résultats du printemps mais qui ont été frappés par la canicule.

    « Certains comptaient sur le miel d’été pour se rattraper, mais une canicule peut tout stopper« , s’est alarmé le président de l’Unaf, estimant que la récolte d’été était « très mal engagée ».

    C’est pourquoi certains professionnels du Massif central ou des alentours de Montpellier annoncent déjà qu’ils ne feront pas de miel cette année, ce qui veut dire que plusieurs devront abandonner cette activité.

    Une crise sans précédent du miel en France en 2019

    Seule exception, la Bretagne (mais on est habitué à la résistance du petit village gaulois). La récolte de miel de printemps y a été globalement assez bonne au printemps, mais « il y a eu aussi une période de disette » ensuite et il faudra faire les comptes définitifs en automne. lit-on sur Paysanbreton.fr. Les apiculteurs attendent l’automne, pour faire les comptes.

    Quelques stocks de miel de 2018 pourront être mis sur le marché dans certaines régions,  mais la France importe déjà chaque année deux tiers des 40.000 tonnes de miel consommés et arrivant surtout de Chine, d’Espagne et d’Ukraine.

    Ces mauvais chiffres sont à mettre en relation, bien entendu, avec la disparition importante des abeilles.

    • 5 à 10 % des abeilles domestiquées,
    • 40% des espèces d’abeilles sauvages sont en danger de disparition.

    Merci aux pesticides et agents chimiques déversés dans la nature et merci aussi à toutes les antennes relais qui perturbent et désorientent ces indispensables amies de l’homme dont la destruction – comme celle de toutes sortes d’autre insectes pollinisateurs – signifierait la disparition d’une humanité morte de faim !

    Pour notre part, nous encourageons toutes les entreprises, organisations et même les particuliers qui en ont la possibilité, d’aménager des ruches dans leur jardins et toitures. Ce que nous faisons depuis plusieurs années à PRIMUM-NON-NOCERE dont les collaborateurs bénéficient du miel produit par nos propres ruches.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    https://www.franceinter.fr/societe/2019-sera-l-annee-noire-pour-le-miel-et-les-abeilles-du-jamais-vu-en-70-ans

    Réglementation ruche

    (images : freepik)

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