Confirmation : certaines nanoparticules sont cancérogènes.

    © Copyright 2013 CorbisCorporationNous le soupçonnions, le National Institue for Occupational Safety and Health (Niosh) nous le confirme : oui, certaines nanoparticules sont toxiques, oui elles sont cancérogènes.

    Ces conclusions surviennent à la suite de la mise en place de rigoureux protocoles d’analyses dits « universels » destinés à supprimer les difficultés liées aux divergences entre laboratoires d’analyse et à dépasser des résultats plus ou moins contradictoires suivant les plans d’étude adoptés.

    Aussi les chercheurs du NIOSH ont-ils avant toute chose analysé et diagnostiqué les sources d’erreur attachées aux différents protocoles d’analyse. Puis ils ont mis au point une méthode d’analyse commune apte à permettre une comparaison de résultats.

    3 types de nanoparticules de dioxyde de titane et 3 types de nanotubes de carbone ont alors été observés. Ce n’est pas un choix quelconque : ces substances avaient déjà été soupçonnées de toxicité et le dioxyde de titane avait été classé comme substance cancérogène dès 2006 par le Centre International de Recherche sur le Cancer.

    L’étude menée sur des rats a abouti à des conclusions incontestables : les nanoparticules de dioxyde de titane et les nanoparticules de carbone provoquent des inflammations et déclenchent des risques respiratoires « avérés« . Il convient donc limiter la concentration de l’air en nanotubes et nanofibres à 1 µm/m3 affirment ces chercheurs.

    A la lecture de ces conclusions on conçoit que nos alarmes s’intensifient, quand on sait que d’après une étude de l’Affset publiée en 2010 seulement 2% des travaux consacrés aux nanoparticules daignent s’inquiéter de leurs effets sur la santé !

    Nous avons consacré plusieurs articles aux dangers potentiels que présentent certaines nanoparticules. Tout récemment c’est la santé de nos enfants qui nous mobilisait à cause de  la présence de ces substances dans de nombreuses friandises. Et nous demandions alors s’il faudrait  » attendre une cataclysme à la Médiator pour, enfin, prendre les dispositions nécessaires à protéger nos enfants…et même leurs parents  » ?

    En d’autres circonstances nous affirmions, dans ces mêmes colonnes, que les  » Décrets relatifs à la déclaration et à la transmission des informations sur les nanoparticules », publiés au JO  » ne nous rassur[aient] pas du tout car, en attendant que nous nous soyons fait une opinion fondée et définitive sur l’impact de ces nanoparticules sur les équilibres physiologiques de  l’être humain, des dégâts [risquaient] d’être commis qui s’avére[raient] irréversibles. Et les interdire alors ne servira[it] pas à grand-chose« . Et nous concluions :  » Notre consigne est donc d’éviter autant que faire se peut d’acheter des produits en contenant jusqu’à ce que nous soyons certains de leur totale innocuité. Si tant est que nous ayons un jour cette certitude…. » 

    Aujourd’hui cette certitude nous est enfin apportée…mais dans le sens inverse.

    Oui les nanoparticules sont dangereuses pour la santé : elles sont cancérogènes !

    Quelle décision les pouvoirs publics et les responsables de la santé en France vont-ils prendre rapidement, les dispositions publiées au JO du 19.02.2012 étant désormais complètement inadéquates ???

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    Rapport « Des substances chimiques dangereuses dans le cordon ombilical » Greenpeace, sept.2005 Télécharger le rapport