Contre le manque d’eau : Un plan d’adaptation au changement climatique

    Contre le manque d'eau : Un plan d'adaptation au changement climatique

    Contre le manque d'eau : Un plan d'adaptation au changement climatique

    La France manque d’eau ce qui pose une infinité de problèmes comme on s’en doute. Au fait, comment refroidir le moteur des centrales atomiques dont on veut couvrir le territoire, si on manque d’eau ? Question absurde ? Pas si absurde que cela si on en juge d’après le projet de Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) 2011-2015, remis au ministère de l’Ecologie le 14 juin.

    Bien sûr ce projet ne peut éviter la question de la pénurie d’eau dans ses 19 propositions. De tonalité résoument pessimiste le rapport évoque l’agriculture qui représente 48 % de la consommation totale d’eau en France, et l’impact sur la production d’énergie (refroidissement des centrales et production hydroélectrique) comme risques prioritaires.

    20 % d’eau à économiser d’ici à 2020.

    Déjà devant la Commission de suivi hydrologique ou Comité sécheresse, le 16 mai dernier, le ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a affirmé « qu’elle souhaitait faire de l’objectif de 20 % d’économie d’eau en 2020 l’une des priorités du PNACC« .

    Le  PNACC  envisage donc un plan qui coûtera 350 M€ pour « planifier les actions d’adaptation…, prévenir la mal-adaptation et…, assurer la cohérence de smesures des politiques publiques par rapport à l’adaptation« !

    Dix-neuf domaines – quatre-vingt-dix actions déclinées en 247 mesures ont été définis. Les actions devant débuter en 2011 et 2012  note le document qui chiffre la dépense à plus de  »350 millions d’euros, hors frais de personnel des agents d’Etat.t 251 M€ seraient déjà financés

    Sont prioritaires : la promotion des économies d’eau dans tous les secteurs – l’adaptation de la filière conchylicole française – la création d’un groupe de veille  »santé-climat » au sein du Haut Conseil de la santé publique – la mesure de révision de la cartographie des zones potentiellement sensibles aux incendies de forêt afin d’étendre la zone de vigilance – l’intégration du changement climatique dans les Orientations régionales forestières – le renforcement des exigences en matière de confort d’été dans les bâtiments.

    Encore faudra-t-il un arbitrage interministériel, pour passer à l’action d’après le RAC, mêmes si des actions concrètes sont prévues d’ores et déjà..

    Pour économiser 20% d’eau, il faut arrêter le gaspillage mais aussi utiliser des ressources encore peu ou pas utilisées. Seront encouragées et aidées : les économies d’eau, la récupération de l’eau de pluie – la lutte contre les fuites dans les réseaux seraient encouragées.

    Est aussi envisagée la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation de cultures ou d’espaces verts. Un bémol : il faudra alors « [envisager] des précautions strictes et différents suivis aux niveaux environnemental, agronomique et sanitaire ». Comme le prévoit l’arrêté publié le 1er septembre 2010.

    Est aussi envisagée l’imperméabilisation des sols et l’infiltration des eaux pluviales. On va même publier un décret  »taxe pluviale » dont l’objectif est  »de permettre aux communes ou à leurs groupements d’instituer une taxe pour la gestion des eaux pluviales urbaines (Grenelle 2) ».

    Si c’est pour la bonne cause…

    Retenues d’eau et Adaptation des modes de réalisation pour les agriculteurs.

    Le PNACC prévoit aussi « d’accompagner le développement d’activités et une occupation des sols compatibles avec les ressources en eau disponibles localement » en  agissant notamment sur les « importants facteurs d’inertie » propres au monde agricole et à sa diversité  » surtout en situation d’incertitude ».

    Il préconise donc la construction de retenues d’eau, programme qui doit être associé à « un programme d’économies d’eau ». Certains, comme France nature environnement, contestent que l’efficacité de cette solution qu’ils jugent coûteuse, insuffisante.

    Et la production électrique, si préoccupante ?

    Le PNACC estime qu’il suffit « d’améliorer la performance des centrales existantes et à venir« . Pour cela, il associe : action, rénovation et suivi des tours aéroréfrigérantes, triptyque dont la mise en oeuvre serait assuré par EDF sur la période 2011-2019.

    Le projet préconise enfin d’  »améliorer notre connaissance des impacts du changement climatique sur les ressources en eau et des impacts de différents scénarios possibles d’adaptation ».

    Comment faire ? « Renforcer le système d’observation de la ressource disponible et de l’évolution de la demande en eau et mettre en place un système d’alerte ».

    Sans oublier d’accorder une attention particulière aux ressources en eau souterraine.

     

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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