Des « alliés » bien inquiétants pour vaincre la superbactérie SARM : les nanoparticules !!!

    Des "alliés" bien inquiétants pour vaincre la superbactérie SARM : les nanoparticules !!!L’actualité sanitaire est toujours pleine de surprises.

    Alors que l’UE débloque (sans jeu de mots) 2,3 millions d’euros destinés à financer des études de non-toxicité sur des produits contenant des nanomatériaux mais déjà largement répandus sur le marché ! c’est d’Irlande, pays des bardes et des légendes, que nous arrive la dernière invention d’une équipe de chercheurs qui ont peut-être abusé du Jameson ou du Black-Bush si cher à Patricia Cornwell et menée par le Dr Tofeil Syed, pur produit de l’Inde profonde.

     Petit flash back.

    Le 14  juin 201, lAfssaps recommande, concernant le Dioxyde de titane, présent dans les cosmétiques, les médicaments et les matériaux de construction et décoration « de ne pas utiliser de produits cosmétiques, notamment les produits de protection solaire contenant du TiO2 sous forme nanoparticulaire sur

    –          la peau lésée à la suite d’érythèmes solaires (ou « coups de soleil ») par exemple, et ceci en l’absence de données d’absorption cutanée spécifiques

    –          le visage et dans les locaux fermés lorsque ces produits sont contenus dans des « sprays » aérosols. Cela, dans l’attente de données permettant de finaliser l’évaluation du risque par voie aérienne »

    Dans le même temps ces nanomatériaux  sont largement utilisés pour les revêtements et ravalements de nos façades. Et nous nous demandons de qui se moque-t-on vraiment ? A quoi sert que l’Afssaps ponde des mises en garde quand les produits qu’elle déconseille formellement sont déjà couramment utilisés puisque nous respirerons déjà des NM largués tant par les revêtements de nos façades que par nos bombes aérosols et nos sprays ?

     C’est là qu’intervient l’équipe de chercheurs européens, conduite par le Dr Tofeil Syed, tout heureux d’avoir conçu  des textiles censés détruire la superbactérie SARM (Bactérie résistante à la méthicilline staphylococcus aureus). Cette bactérie favorisant la plupart des infections contractées à l’hôpital, affecte 10% des patients des hôpitaux européens,  c’est à dire  3 millions de malades et  provoque environ 50.000 décès.

    L’accusé ? Les textiles. Hors du domaine chirurgical, on utilise des textiles conventionnels, facteurs du développement des maladies infectieuses affectant les patients soignés à l’hôpital. Ce qui est un comble, on en conviendra aisément : on vient refaire un pansement quelconque et, une fois sur dix, on repart les pieds devant.

    On a donc déclaré la guerre à ces textiles à risque, puisque les laveries d’hôpitaux sont dans l’incapacité d’éliminer les bactéries résistantes aux antibiotiques qu’ils abritent sournoisement.

    Quelle est la solution proposée à l’issue de travaux qui ont commencé en 2008 ?

    Implanter des nanoparticules efficaces contre la bactérie SARM et autres du même genre, dans les textiles !

    Le procédé est déjà breveté et on nous assure que les nanoparticules adhèrent fermement aux textiles. Les hôpitaux n’ont plus qu’à les utiliser et les réutiliser. Comme Perrette avec son pot au lait, l’équipe de chercheurs imagine déjà  des monceaux de draps, de taies d’oreillers, de blouses d’infirmières et de médecins, foisonnant de nanoparticules. Il n’y a plus qu’à trouver des partenaires industriels pour apporter à cette technologie tout le développement qu’elle mérite. Et à en récolter les bénéfices.

    Nous ne craignons rien de ce côté-là. Il y aura toujours des industriels pour diffuser à grande échelle tous les poisons – doux ou violents – qui nous agressent à longueur de temps…pourvu qu’ils rapportent.

    Mais – en cela réside notre stupéfaction – comment concilier les recommandations expresses de l’Afssaps d’éviter absolument de mettre en contact des nanoparticules (qu’elles viennent des cosmétiques ou des matériaux de construction et de décoration) en contact avec la peau, le visage et les poumons, et l’utilisation de textiles qui recouvriront l’intégralité du corps des malades et du personnel soignant les plongeant dans un véritable bain de NM ?

    Les patients et leurs soignants jouiraient-ils d’une immunisation hospitalière aux NM que nous ignorons, nous à Primum-Non-Nocere ?

     Tout cela est incohérent et nous désespérons d’en terminer jamais avec ces inventions géniales qui apportent à leurs concepteurs notoriété, publications dans des revues prestigieuses, médailles, titres….et crédits (et Dieu seul sait si l’histoire de l’industrie chimique et pharmaceutique est riche de ces innovations de génie) mais qui se payent ensuite dans la souffrance et les larmes des « bénéficiaires ».

    C’est pourquoi nous réclamons avec insistance, et une fois de plus, la mise en place en Europe et en France d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les cosmétiques et matériaux de construction, vecteurs d’innombrables dangers pour la santé publique.

    Sans oublier les textiles miraculeux du Dr Tofeil Syed et de ses acolytes.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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