Fiat Lux ! Lumière et santé font bon ménage.

    © Copyright 2011 CorbisCorporationUne étude préliminaire réalisée à l’hôpital de Cleveland aux USA, montre que les malades se sentent mieux lorsque l’éclairage est synchrone avec leurs rythmes circadiens : moins de douleur, moins de fatigue. C’est ainsi qu’il avait été constaté que l’exposition à une lumière intense comme celle du soleil, améliorait l’humeur des infirmières et leur sommeil.
    D’où l’idée d’améliorer la qualité de l’éclairage intérieur au  bénéfice de l’état psychologique des patients.

    L’étude a porté sur 23 femmes et 17 hommes hospitalisés dont on a enregistré les rythmes circadiens pendant 3 jours et mesuré l’exposition à la lumière en continu.
    Etats de fatigue et douleur ont été mesurés eux aussi soit par des questionnaires d’évaluation soit par les dossiers médicaux.
    Résultat des observations : faible niveau de lumière en continu et manque de fluctuation entre lumière vive accompagnaient un mauvais sommeil. La plus faible intensité de lumière pendant la journée entraînant la fatigue la plus grande. Celle-ci correspondant  à son tour un niveau de douleur le plus élevé.
    Ces premiers résultats demandent à être confirmés et d’autres recherches vont être entreprises par les infirmières pour cerner les conséquences possibles d’un changement d’éclairage sur les malades. Notamment en faisant varier les intensités lumineuses.

    A quand la création d’une Agence de Recherche et Développement en Santé ?

    Voilà une expérience qui justifie cette grande réforme qu’il est nécessaire d’entreprendre dans le domaine de la santé et qui doit passer par la création d’un outil efficace : une authentique Agence de Recherche et Développement en Santé. Pour l’heure, elle n’existe tout simplement pas : aucune structure, au sein du ministère de la Santé n’est chargée d’y réfléchir. Ce sont les lobbies industriels qui tiennent le système de recherche et développement, et on peut douter qu’ils aient intérêt à voir se mettre en place un système indépendant de recherche en tous domaines pour alléger les pratiques, mutualiser des procédés plus sains, diminuer les coûts, assainir les méthodes au profit de tous, sauf à celui de leur chiffre d’affaires.

    Le chirurgien qui, au sein d’un établissement, découvre le geste qui permet d’économiser de l’anesthésie, des prothèses, de diminuer la souffrance, de gagner du temps, donc de l’argent, et continue de travailler en solitaire, le fournisseur qui invente un système économe dans l’utilisation des produits chimiques et des produits toxiques, l’infirmière qui découvre le rôle de l’intensité lumineuse sur l’état de ses patients, tous ne voient leurs investissements ni identifiés ni évalués au bénéfice de l’ensemble des professions de santé. Ces professionnels inventifs ont besoin d’un lieu où leur talent pourrait s’exprimer, être soutenu et bénéficier à tous.

    Il ne s’agit pas ici de reproduire les structures administratives existantes, mais d’inventer un organisme fonctionnant sur la base d’une «gouvernance mixte» : une gestion privée, mais des fonds publics garantissant idéalement l’absence de conflits d’intérêts; des experts salariés indépendants, et non pas dépêchés par des entreprises commerciales.

    L’autre mission de notre agence idéale consisterait à exercer une veille sur ces innovations du monde entier, pour mutualiser les pratiques également à cette échelle. On pourrait ainsi par exemple utiliser l’indice PBT relatif aux médicaments les moins polluants, mis en place en Suède. Puisqu’il existe déjà, il est relativement facile à mettre en œuvre et peu onéreux, contrairement aux solutions techniques liées au traitement des résidus médicamenteux dans les eaux domestiques.

    Ainsi, lorsque l’évaluation engagée par l’Agence, confirmerait l’observation du praticien isolé, il resterait à la diffuser et à lancer une campagne d’information tant auprès des praticiens que du public lui-même. Une telle action, qui n’aurait rien coûté dans son élaboration, amènerait toutes sortes de retombées bénéfiques en termes de santé publique et d’optimisation des dépenses. 

    On peut toujours espérer.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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