Talc pour bébé

    talc amiante anses

    Les talcs pour bébé : attention DANGER !

    Nous avons déjà consacré un article sur cette très préoccupante irresponsabilité des multinationales à mettre sur le marché « en toute connaissance de cause » des poudres dont il est scientifiquement établi qu’elles sont dangereuses pour la santé des bébés.

    Un article vient de paraître qui revient en détail sur le sujet et vous apporte des informations complémentaires. Nous vous le communiquons par le lien ci-dessous :

    https://fr.chatelaine.com/opinions/poudre-pour-bebe-les-profits-des-multinationales-avant-la-sante-des-femmes/

    Mais nous voudrions dans le même temps vous rappeler les Conclusions et Recommandations que l’ANSES a publié sur le sujet en date du 26 janvier 2011.

    L’Agence endosse les conclusions et les recommandations du CES, adoptées lors de sa session du 26 janvier 2011.

    Elle rappelle que le talc, contenant des fibres d’amiante, est considéré par le CIRC (2010) comme cancérogène avéré chez l’homme.

    L’expertise n’a pas permis de se prononcer sur la cancérogénicité du talc contaminé par des fibres amphiboles (dont les fibres ATA) non asbestiformes, ou par des fragments de clivage provenant d’autres minéraux, en raison notamment du manque de données.

    De plus, actuellement il n’existe pas de méthode fiable et reproductible pour différencier de façon simple les fibres non asbestiformes et les fragments de clivage, des fibres asbestiformes, quelle que soit la nature de l’échantillon étudié.

    La connaissance de l’origine géologique des gisements de talc pourrait permettre de prédire la présence ou l’absence d’autres fibres minérales dans ces gisements, et de pouvoir les caractériser. Or, cette information n’est pas accessible pour nombre de gisements. De plus, il n’existe pas actuellement de prescriptions réglementaires qui prévoient l’obligation de tracer les origines des talcs commercialisés ou présents dans les produits mis sur le marché.

    En conséquence, l’Agence recommande :

    • D’établir une cartographie précise des différents gisements de talc dans le monde avec une identification des autres fibres minérales qu’ils sont susceptibles de contenir, et
    • D’assurer la traçabilité des talcs, depuis leur extraction jusqu’à leur commercialisation en France.
    • Qu’en l’absence de toute information fiable et validée sur l’origine des talcs, qui permette d’affirmer l’absence de contamination,
    • De rechercher les particules allongées d’amphiboles ATA dans les talcs, ou dans les produits contenant du talc, commercialisés en France, qu’elles soient asbestiformes ou non asbestiformes, selon les méthodes réglementaires qui concernent la recherche d’amiante dans les matériaux.

    S’agissant des produits contenant du talc, commercialisés ou déjà en place,

    • D’appliquer la réglementation sur l’amiante, en cas de mise en évidence de fibres d’amphiboles ATA. En milieu de travail, en cas de présence de fibres d’amphiboles ATA dans l’air inhalé par les travailleurs exposés au talc, ou aux produits en contenant,
    • D’appliquer la réglementation sur l’amiante.
    • De développer des méthodes analytiques et des études sur les effets sanitaires pour permettre à la fois de différencier les fibres asbestiformes des fibres non asbestiformes, et
    • D’améliorer les connaissances sur les effets sanitaires des différentes fibres non asbestiformes.

    Avis de l’Anses

    Saisine n° « 2009-SA-0332 »

    Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail,

    27-31 av. du Général Leclerc, 94701 Maisons-Alfort Cedex – Téléphone : + 33 (0)1 49 77 13 50 – Télécopie : + 33 (0)1 49 77 26 26 – www.anses.fr

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

     

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