Des substances à proscrire pour prévenir le cancer du sein

    seinChose curieuse aucune étude ne s’était jusqu’à présent attaquée aux rapports entre les produits chimiques toxiques et le risque de cancer du sein. Alors que des milliers de vies sont en jeu ! Certains affirmeront que, de toute façon, il est impossible d’éviter toute forme d’exposition. Certes. Mais cette considération n’a pas empêché l’équipe du Silent Spring Institute (Massachussets) de consacrer une importante étude à l’identification des principaux facteurs chimiques et toxiques de risque de cancer et de nous rappeler, dans la foulée, les priorités environnementales pour la prévention du cancer du sein.
    Au-delà des hypothèses de travail et des méthodes retenues présentées par le rapport, retenons que seuls  » 5 à 10% des cancers du sein sont liés à un risque génétique élevé, 80% des femmes atteintes d’un cancer du sein sont les premiers cas constatés dans la famille « 

    L’étude pointe 17 produits chimiques !

    Ceux-ci sontà l’origine directe de tumeurs mammaires chez l’animal. Dix sept produits auxquels les femmes sont largement exposées :

    • les produits chimiques présents dans l’essence, le diesel et autres gaz d’échappement des véhicules (benzène, butadiène…) arrivent en tête, puis
    • les retardateurs de flamme,
    • les textiles anti-tâches ou les détachants (perchlo),
    • certaines mousses d’ameublement (styrène),
    • les décapants pour peinture (chlorure de méthylène et autres solvants),
    • les sous-produits de désinfection dans l’eau potable.

    Mesures recommandées pour réduire les risques :

    • ne pas laisser le moteur tourner et couper rapidement le contact
    • opter pour du matériel électrique en matière de tondeuse et autres matériels de jardin,
    • éviter les aliments brûlés (barbecue)
    • éviter les meubles avec mousse de polyuréthane ou traités avec des retardateurs de flamme
    • éviter les produits d’ameublement traités « anti-tâches » et le nettoyage par perchloréthylène,
    • filtrer l’eau potable,
    • réduire l’exposition aux produits chimiques de l’air intérieur en optant pour un nettoyage avec des chiffons et serpillières humides.

    Ces recommandations sont déjà parfaitement intégrées aux USA par l’US National Institutes of Health. Et il s’apprête à organiser une batterie de tests sur près de 50.000 femmes. Campagne qui permettra de déterminer les niveaux de risque et d’identifier les principaux biomarqueurs de risque de cancer du sein.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    PJ : Agents  suspectés  de  favoriser  le  cancer  du sein

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