« Pourquoi détruire une bouteille en verre quand elle pourrait être lavée ? »

    « Pourquoi détruire une bouteille en verre quand elle pourrait être lavée ? »

    Une bouteille en verre consommée et jetée (dans le meilleur des cas) dans une borne de récupération parcours en moyenne 200 à 300 km vers un centre de traitement ou elle sera triée (avec des systèmes de tri optique, mécanique, aimanté, etc) puis sera fondue à 1500 degré avant de subir un moulage et une nouvelle cuisson avant réutilisation.

    Fabrication et consommation d’une bouteille en verre

    « Pourquoi détruire une bouteille en verre quand elle pourrait être lavée ? »La fabrication de nouveau verre consomme ainsi 15 fois plus d’énergie que son lavage.

    « Recycler, c’est bien. Mais casser du verre qui n’a servi qu’une fois pour le faire refondre à 1500°C, cela représente une importante quantité d’énergie que l’on pourrait économiser. »

    En dehors de ces impacts environnementaux il y a aussi une différence de coût :

    Les collectivités payent pour que le verre soit collecté puis le revend sous forme de débris à des entreprises qui le recycle à un prix environ 2 fois inférieur à celui payé pour sa récupération. La facture est reportée sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères payée par les contribuables.

    Le système de lavage permet aux collectivités de vendre les bouteilles à un prix plus important aux entreprises de lavage faisant réduire la part payée par le contribuable.

    Enfin le système permet la création d’une dizaine d’emplois là ou il se développe dans ces usines de lavage de bouteille.

    Ce système de lavage a déjà été mis en place par le Clus’ter Jura et une biocoop à Lons le Saunier avec des partenaires vignobles et industriels. Dans cette région, chaque année, 7 millions de bouteilles sont produites (4 millions consommées localement). La Bouteille lavée adoptée par les vignerons leur est vendue 30% moins chère. Tout le monde y gagne. Pour le particulier : le système de dépôt dans une borne permet de gagner des bons d’achats utilisables dans des enseignes partenaires, comme l’illustre le programme BOREAL dans les hauts de France : http://www.mypositiveimpact.org/projets/solution/item/programme_boreal-32

    La Franche-Comté s’y met en ce moment même. Nous restons attentifs et impatients de voir une telle démarche se produire dans notre région Occitanie productrice de vin.

    Plus d’infos:

    Le projet du clus’ter Jura : http://jaimemesbouteilles.fr

    Le Réseau consigne : http://www.reseauconsigne.com

    Pierre-GremetPierre Gremet

    Conseiller Développement Durable à l’Agence Primum Non Nocere

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